Lors de la présentation du gouvernement, l’exécutif avait pris un engagement clair : procéder à une évaluation des membres de l’équipe gouvernementale après chaque période de trois mois. Cette annonce, faite publiquement, se voulait un signal fort en faveur de la performance, de la redevabilité et de la bonne gouvernance.
Mais aujourd’hui, une question centrale demeure : cette évaluation est-elle réellement menée, et surtout, sera-t-elle rendue publique ?
Si l’évaluation annoncée est interne, elle n’en demeure pas moins un acte politique à forte portée publique. Par devoir de recevabilité démocratique, une décision rendue publique appelle logiquement des conclusions tout aussi publiques. À défaut, la promesse de transparence risque de se diluer dans l’opacité administrative, nourrissant frustrations et soupçons au sein de l’opinion.
En l’absence de communication officielle sur les résultats de cette évaluation, la population n’est pas restée passive. Elle a, de facto, engagé sa propre lecture de l’action gouvernementale. Sur les réseaux sociaux, dans les débats citoyens, au sein de la société civile et jusque dans les conversations quotidiennes, chaque ministre est passé au crible des attentes populaires : efficacité dans la gestion de son portefeuille, visibilité des actions, impact réel sur les conditions de vie, capacité à répondre aux urgences nationales.

Cette évaluation populaire, bien que subjective, traduit un malaise réel. Elle met en lumière un fossé entre les promesses initiales et la perception de leur mise en œuvre. Pour certains membres du gouvernement, le silence, l’inaction apparente ou les résultats jugés insuffisants ont déjà scellé un verdict sévère. Pour d’autres, en revanche, l’engagement et les efforts sont reconnus, parfois malgré des moyens limités.
Dans ce contexte, le remaniement ministériel, de plus en plus évoqué dans les cercles politiques, apparaît comme imminent. Il est perçu par une large frange de la population comme une opportunité de correction, voire de réajustement stratégique. L’espoir est que cette fois, les décisions à venir tiennent compte non seulement des équilibres politiques, mais aussi de l’évaluation citoyenne, devenue un baromètre incontournable de la légitimité gouvernementale.
Au-delà des changements de visages, c’est la crédibilité de la parole publique qui est en jeu.
Rendre publique l’évaluation promise serait un acte fort, susceptible de restaurer la confiance et de réaffirmer que la gouvernance repose sur la responsabilité, la transparence et le respect des engagements pris devant la nation. À défaut, le peuple continuera d’évaluer — et de juger — à sa manière.
Personnalités de l’année 2025 : celles qui ont marqué la RDC, tous secteurs confondus
L’année 2025 s’impose comme un tournant majeur pour la République Démocratique du Congo. Sous forte pression sécuritaire, diplomatique, économique et sociale, le pays a vu émerger des figures dont l’action, l’influence ou l’impact symbolique ont dépassé leur seul champ de compétence.
À côté des acteurs politiques et institutionnels au cœur de la gouvernance publique, d’autres personnalités issues du Parlement, du monde artistique, entrepreneurial et religieux ont également marqué l’année par leur rayonnement et leur influence sur la société congolaise. C’est donc cette République Démocratique du Congo qui agit , qui s’affirme et s’impose voulue par le Chef de l’ État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Condensé des personnalités 2025, tel que retenu pour la Une de unefm.cd :
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo – L’homme d’État
Figure centrale de 2025, le Président de la République s’est imposé comme l’architecte de l’affirmation diplomatique congolaise. De Washington à Doha, il a porté la question sécuritaire de l’Est au plus haut niveau, renforçant la crédibilité internationale de la RDC tout en consolidant l’autorité de l’État à l’intérieur du pays.
André Wameso & Doudou Fwamba
Les gardiens de l’équilibre économique
Dans un contexte de fortes tensions macroéconomiques, le Gouverneur de la BCC et le Ministre des Finances ont incarné la stabilité financière, la rigueur budgétaire et la discipline monétaire, socles indispensables à la résilience économique du pays.
Daniel Mukoko Samba
Le régulateur social
En charge de l’Économie nationale, il s’est distingué par ses efforts de régulation du marché et de protection du pouvoir d’achat, répondant à une préoccupation centrale des ménages congolais.
Patrick Muyaya & Thérèse Kayikwamba Wagner
La voix et le visage de la RDC
L’un sur le front médiatique, l’autre sur l’échiquier diplomatique, ils ont mené une bataille coordonnée pour défendre la narrative congolaise, dénoncer l’agression extérieure et repositionner la RDC comme un acteur audible et respecté.
José Mpanda & le Général Kabuik
L’État en action
De la modernisation numérique à l’encadrement civique de la jeunesse, leurs actions ont matérialisé la présence concrète de l’État : digitalisation des services publics, connectivité nationale, formation patriotique et soutien au système universitaire.
Fifi Masuka
La figure féminine de la gouvernance locale
À la tête du Lualaba, elle s’est imposée comme un modèle de gouvernance provinciale de proximité, axée sur les infrastructures, la stabilité et le développement local.
Samuel Mbemba
La mémoire et la justice
Porte-voix des victimes congolaises, le ministre des Droits humains a marqué 2025 par son combat pour la reconnaissance internationale des crimes commis en RDC et la construction d’une mémoire nationale assumée.
Louis Watum – Ministre des Mines
Souveraineté minière et repositionnement stratégique de la RDC
En 2025, Louis Watum s’est imposé comme l’un des acteurs clés de la transformation stratégique du secteur minier congolais, pilier central de l’économie nationale. À la tête du ministère des Mines, il a œuvré pour une meilleure valorisation des ressources naturelles, la sécurisation des partenariats internationaux et le repositionnement de la RDC comme acteur incontournable de la transition énergétique mondiale.
Au-delà de l’État : les figures d’influence de 2025
Fally Ipupa L’icône culturelle
Ambassadeur de la musique congolaise à l’échelle mondiale, il a confirmé en 2025 son statut d’artiste majeur, alliant succès international et influence culturelle durable.
Christian Mwando Moando
Le député actif
Au Parlement, il s’est illustré par son engagement législatif et son activisme politique, incarnant une représentation parlementaire dynamique et audible.
Ledya
L’homme d’affaires discret
Peu médiatisé mais profondément influent, il symbolise cette génération d’entrepreneurs dont l’impact économique et social façonne l’avenir, notamment à travers l’investissement et la transmission intergénérationnelle.
Moïse Mbiye
La voix du gospel
Figure incontournable de la musique chrétienne, il a marqué 2025 par son rayonnement spirituel et son influence morale sur une large frange de la population.
2025, une année de figures fortes et d’affirmation nationale
Qu’ils soient politiques, artistes, entrepreneurs, députés ou leaders spirituels, ces profils traduisent une même réalité : une RDC en quête d’affirmation, de repères et de résultats.
Sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’année 2025 aura été celle d’une gouvernance plus visible, d’une diplomatie plus offensive et d’une société portée par des figures capables d’influencer durablement le cours national.
La rédaction
