Des combats intenses ont éclaté ce mercredi 3 décembre dans les localités de Kamanyola et Katogota, situées respectivement dans les territoires de Walungu et d’Uvira, au Sud-Kivu. Les Forces armées de la RDC (FARDC) affrontent les rebelles du M23/AFC pour la maîtrise stratégique de cette zone, à près de 50 km au sud de Bukavu, le long de la RN5.
Selon des sources locales, les hostilités ont débuté dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque les rebelles ont attaqué les positions avancées des FARDC à Katogota vers 3h du matin. L’armée congolaise, appuyée par les Wazalendo, a riposté quelques heures plus tard, repoussant les assaillants vers Kamanyola.
Actuellement, Kamanyola est partagée : la partie sud est sous contrôle des FARDC, tandis que les rebelles tiennent le nord jusqu’à la frontière rwandaise.
Ces affrontements ont provoqué un déplacement massif de civils. Des habitants ont tenté de fuir vers le Rwanda, mais les frontières étaient initialement fermées. Elles n’ont été rouvertes que plus tard dans la journée, permettant le passage de centaines de réfugiés congolais. Sur place, on déplore des morts, des blessés et d’importants dégâts matériels, notamment des maisons, écoles et églises détruites. Toutes les activités sont paralysées dans la plaine de la Ruzizi.
Ces violences surviennent à la veille de l’annonce, à Washington, d’un prétendu accord de paix entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Pourtant, les FARDC accusent l’armée rwandaise de soutenir activement les rebelles. Si l’armée congolaise affirme avoir repris certaines localités, ces informations restent à confirmer par des sources indépendantes.
— Radiookapi.Net
