C’est acté le Jeudi 9 Avril, la passation de pouvoir entre Modeste Bahati et Norbert Basengezi Kantintima au poste de deuxième vice-président de la chambre haute. Une cérémonie empreinte de courtoisie républicaine, marquant une transition apaisée à la tête de cette institution.
Fraîchement installé dans ses fonctions, Norbert Basengezi a salué « une passation civilisée » ainsi que « l’esprit républicain » de son prédécesseur. Dans une déclaration à l’issue de la cérémonie, il a insisté sur la continuité institutionnelle :

« Les hommes passent, mais les institutions demeurent. Je n’hésiterai pas à revenir vers vous pour des conseils, car nous restons frères », a-t-il affirmé à l’endroit de Modeste Bahati.
Élu à l’issue d’un scrutin interne, Basengezi Kantintima a largement remporté la confiance de ses pairs avec 87 voix sur 95 votants, consolidant ainsi sa légitimité à ce poste stratégique.
Cette élection intervient dans un contexte de tensions au sein du Sénat, survenues lors de la rentrée parlementaire de mars.

Plusieurs voix s’étaient alors élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifiaient d’insuffisances dans la gestion de l’ancien deuxième vice-président, précipitant sa démission seulement trois jours après la reprise des travaux parlementaires.
Ce changement à la tête du bureau du Sénat illustre une volonté de renouvellement au sein de la chambre haute, sur fond d’exigence accrue en matière de gouvernance institutionnelle.
Cadhy Mboma
