Retrait unilatéral du M23 d’Uvira : Kagame et Nangaa exécutent les ordres du médiateur de l’accord de Washington. 

C’est Corneille Nangaa, Coordinateur du AFC/M23  qui l’ a annoncé, via un communiqué en anglais, le retrait des troupes du M23 de la ville d’Uvira le lundi 15 avril. 

Pourtant, plusieurs sources diplomatiques affirment que ceci est consécutif à un échange téléphonique entre le Vice-Président américain J.D. Vance et le Président rwandais Paul Kagame. Ce qui fait dire à plusieurs experts de la question de l’Est de la République démocratique du Congo que c’est une guerre par procuration. 

Les acteurs congolais sur le terrain assument leur rôle de “pantins du Rwanda”. La preuve est que,  la machine politique de ce partenariat, l’AFC/ M23, utilise la langue anglaise, langue officielle du Rwanda, pour les communiqués officiels.

Voilà qui saute donc aux yeux que ce retrait n’est pas consécutif à l’accord signé le 4 décembre dernier à Washington entre la RDC et le Rwanda sous la médiation de l’administration Trump, que les parties doivent respecter de bonne foi, mais plutôt obtenu suite à des pressions du parrain de cet accord. 

L’histoire se répète encore. Rappelons que sous le règne de Joseph Kabila en 2013, un simple coup de fil du Président démocrate et afro-américain Barack H. Obama avait suffi pour que le même groupe armé, soutenu entièrement par le Rwanda, se retire de Goma. Ce retrait augurait alors l’hibernation de ce mouvement armé, jusqu’à sa résurrection avec l’occupation de Bunagana.  Est-ce qu’il en sera de même cette fois ? Une question qui reste posée.

Entre-temps, le gouvernement congolais devrait tirer des leçons responsables pour éradiquer cette humiliation répétitive qui non seulement occasionne des victimes en grand nombre, mais surtout le vol de ses ressources naturelles.

Signalons que le lundi 15 décembre encore, avant que l’AFC/M23 ne publie son communiqué, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a expliqué que son pays examinait tous les outils à sa disposition, dont des sanctions, pour “garantir que les engagements pris soient honorés”. Des sources diplomatiques confirmaient le week-end dernier que de nouvelles sanctions, contre des responsables rwandais, étaient effectivement sur la table, a rapporté rfi.

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