RDC : le RCD/K-ML rejette l’initiative de Joseph Kabila et appelle à privilégier le dialogue

Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Kisangani-Mouvement de Libération (RCD/K-ML) désapprouve la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), mouvement politico-militaire attribué à l’ancien Président Joseph Kabila Kabange. Dans une déclaration politique publiée Mercredi 14 Octobre à Kinshasa, le parti d’Antipas Mbusa Nyamwisi estime que cette initiative risque d’aggraver la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo et de fragiliser davantage les efforts de paix.

Le RCD/K-ML juge cette démarche « inopportune », estimant qu’elle intervient alors que les populations de l’Est, confrontées depuis plusieurs années aux violences, aspirent avant tout au retour de la paix et de la stabilité.
Pour cette formation politique, le recours à une nouvelle dynamique politico-militaire risque de raviver la violence et d’accentuer une crise déjà marquée par de lourdes conséquences humanitaires et sanitaires. Le parti redoute également qu’une telle évolution ne replonge le pays dans une logique de fragmentation territoriale.

Le spectre de la balkanisation

Le RCD/K-ML fait notamment référence à l’accord de Sun City, qui avait contribué au processus de réunification de la RDC au début des années 2000. Le parti souligne le rôle joué à l’époque par Joseph Kabila, alors Président de la République, dans ce processus, pour dénoncer ce qu’il considère aujourd’hui comme un changement de trajectoire.
Le parti affirme ainsi son opposition à « toute entreprise » susceptible de réintroduire la logique des armes dans la résolution des différends politiques.

Il réaffirme, à l’inverse, son attachement au débat démocratique, aux institutions légalement établies et au règlement politique des crises.
Dans sa déclaration, le RCD/K-ML évoque également le précédent soudanais pour illustrer, selon lui, les conséquences potentiellement désastreuses d’une fragmentation du territoire et des conflits armés prolongés.

Le dialogue comme alternative

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, le parti appelle la classe politique et les forces sociales congolaises à privilégier l’unité nationale et à soutenir les initiatives engagées en faveur du processus de paix.
Le RCD/K-ML considère par ailleurs le rétablissement de la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire national comme une priorité pour consolider le sentiment d’appartenance à une même nation.

Il met en garde contre la montée des discours identitaires, qu’il juge préoccupante.
Le parti apporte enfin son soutien aux efforts du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu’à ceux des confessions religieuses et des partenaires régionaux et internationaux en faveur de la tenue d’un dialogue inclusif.

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Pour le RCD/K-ML, ce dialogue doit servir de cadre au traitement des divergences politiques et à la recherche de solutions susceptibles de contribuer à la reconstruction de l’État et au renforcement de la cohésion nationale.
Le parti, qui se réclame des valeurs républicaines, de paix et d’unité nationale, appelle ainsi à privilégier les voies politiques plutôt que la confrontation armée dans la résolution de la crise congolaise.

Laurette Mandala K.

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