Nord-Kivu : un an après Goma, le rejet populaire de l’AFC-M23 se confirme

Un an après la prise de Goma par la coalition formée par l’Armée Rwandaise et le Mouvement AFC-M23, les notables et une large frange de la population du Nord-Kivu continuent d’affirmer leur refus de toute collaboration avec cette énième rébellion fomentée par Kigali en complicité avec plusieurs organisations internationales pour déstabiliser et piller les richesses dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Cette position a été réaffirmée ce jeudi 5 Février 2026 par Maître Achille Kapanga, acteur politique de la Province et ancien Maire de Beni, lors d’un entretien accordé à la Presse. Selon lui, le manque de soutien populaire constitue l’un des principaux freins à l’implantation durable de l’AFC-M23 dans la région.

À l’en croire, la situation actuelle contraste fortement avec celle de 1997, lorsque la rébellion conduite par feu Laurent-Désiré Kabila avait bénéficié d’un large appui de la population, ce qui avait facilité sa progression jusqu’à la prise du pouvoir à Kinshasa :

« Une année après l’occupation de Goma par l’AFC-M23 soutenu par le Rwanda, il est évident que ni les notables ni la population du Nord-Kivu n’ont adhéré à ce mouvement », a-t-il déclaré.

Pour appuyer son analyse, Achille Kapanga cite notamment l’accueil enthousiaste réservé récemment au Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, lors de son retour à Uvira. Un signe, selon lui, que les populations de l’Est de la RDC demeurent attachées à la paix et au rétablissement de l’autorité de l’État :

« Cet élan populaire montre clairement que les habitants veulent la stabilité et rejettent la guerre », a-t-il ajouté.

Dans un contexte sécuritaire toujours instable, l’ancien Maire de Beni estime que cette posture traduit une aspiration profonde des populations de l’Est du pays à la paix durable, à la sécurité et à la restauration effective de l’État sur l’ensemble du territoire.

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