Après plus d’une décennie d’absence, la République Démocratique du Congo s’apprête à siéger pendant un mandat de deux ans au Conseil de sécurité des Nations unies, marquant un tournant diplomatique majeur et le retour du pays sur la scène internationale.
Cette élection consacre une nouvelle dynamique diplomatique impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle est le fruit d’un travail stratégique de repositionnement international, fondé sur le dialogue multilatéral, la crédibilité institutionnelle et la défense active des intérêts de la RDC.
Sous cette vision présidentielle, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a joué un rôle central. Présente dans les grandes institutions internationales, elle a porté avec constance la voix congolaise, plaidant la cause congolaise sur les questions de paix, de sécurité, de souveraineté et de respect du droit international.

Le retour de la RDC au Conseil de sécurité symbolise une reconnaissance internationale renouvelée. Il intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays, où Kinshasa entend désormais faire entendre sa voix au plus haut niveau décisionnel mondial.
Il convient de rappeler que la RDC avait déjà occupé ce siège par le passé, notamment à l’époque du Zaïre, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, avant une longue éclipse liée aux crises politiques et institutionnelles.
Ce nouveau mandat de deux ans représente à la fois une responsabilité et une opportunité stratégique pour la RDC, appelée à contribuer activement aux efforts internationaux de paix et de sécurité, tout en défendant ses intérêts nationaux.
Lionel IPAKALA
