Haut-Katanga : les nominations de Martin Kazembe créent la polémique, l’ARDEV se désolidarise

À Lubumbashi, le Gouverneur ad intérim du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a officialisé une série de nominations au sein de son cabinet, à travers un arrêté provincial rendu public Vendredi 27 Mars 2026 sur la chaîne nationale.

Objectif affiché : structurer et renforcer l’équipe autour de l’exécutif provincial.
Parmi les personnalités désignées, maître Joseph Kitenge Sadiki, jusque-là Directeur de Cabinet au ministère provincial de l’Intérieur et syndic national des défenseurs judiciaires, accède au poste de conseiller spécial.

La communication est confiée à maître Passy Mbayo, tandis qu’Orville Kanyembo, président du Conseil provincial de la jeunesse, prend en charge les questions liées à la jeunesse et aux sports.
Plusieurs conseillers techniques complètent ce dispositif, notamment Bazonzila Siku (technique), Franklin Kuliva Mulimbwe (finances), Léon Munsans (économie), Cléophas Tshibangu (aménagement du territoire), Muleka Kasonde (genre) et Pitshou Mukundayi (recherche scientifique).

Cependant, cette reconfiguration suscite déjà des tensions sur la scène politique provinciale. Dans une communication relayée via WhatsApp, l’ARDEV affirme ne pas avoir été consultée en amont et rejette toute responsabilité dans la composition de cette équipe.

Le secrétariat fédéral du parti dans le Haut-Katanga précise que les membres cités « n’engagent pas le parti » et va jusqu’à qualifier la nouvelle équipe de « gouvernement invertébré ».
Tout en appelant ses militants au calme, l’ARDEV indique attendre la position officielle de son président national, Jacques Kyabula Katwe.

Sur le plan légal, ces nominations relèvent des attributions du Gouverneur, conformément à l’article 28, qui lui confère le pouvoir de diriger l’exécutif provincial, de nommer ou révoquer ses collaborateurs et de prendre des arrêtés nécessaires au bon fonctionnement de l’administration.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle équipe parviendra à apaiser les tensions et à garantir une gouvernance stable dans un climat politique déjà fragilisé.

Josué Lwambwa
Correspondant/Haut-Katanga

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