Le développement et la résilience des infrastructures numériques, l’extension de la connectivité et la réduction de la fracture numérique ont été au cœur des échanges entre José Mpanda, ministre des Postes, Télécommunications et Numérique (PTNTIC), et les membres de son cabinet, lors d’une réunion tenue à Genève, en Suisse.
D’après l’Agence Congolaise de Presse (ACP), qui cite un communiqué de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), dirigée par Christian Katende, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des orientations défendues par la République Démocratique du Congo en perspective de sa participation aux instances internationales de gouvernance du secteur des télécommunications.
José Mpanda défend une connectivité plus inclusive
À Genève, le ministre José Mpanda a notamment mis en avant la nécessité pour la RDC de renforcer la résilience de ses infrastructures, d’étendre la connectivité universelle et de réduire les inégalités d’accès aux services numériques.
La gestion efficace et harmonisée du spectre des fréquences, le déploiement des réseaux fixes, mobiles et satellitaires à haut débit ainsi que la promotion d’une connectivité inclusive, sûre et accessible figurent également parmi les priorités portées par le Gouvernement congolais.
À travers ces orientations, José Mpanda entend contribuer au positionnement de la RDC dans les réflexions internationales sur l’avenir du numérique, tout en renforçant la représentation de l’Afrique Centrale dans les instances mondiales de gouvernance des télécommunications.
L’ARPTC, un acteur clé de la stratégie numérique
Sous la conduite de Christian Katende, l’ARPTC accompagne les orientations nationales en matière de régulation et de développement du secteur des télécommunications.
L’implication du régulateur s’inscrit notamment dans les efforts visant à améliorer la gestion du spectre des fréquences, favoriser le déploiement des infrastructures et promouvoir une connectivité accessible au plus grand nombre.
Un secteur congolais en pleine croissance
Cette stratégie s’appuie sur la progression du secteur des télécommunications en RDC. Selon les données sectorielles communiquées pour 2025 et rapportées par l’ACP, le pays comptait près de 73,9 millions d’abonnements actifs à la téléphonie mobile, soit une hausse de 15,6 %, ainsi qu’environ 37 millions d’abonnements à l’Internet mobile, en progression de 12,3 %.
Le réseau de fibre optique BBN a, pour sa part, progressé de 11.382 à 19.762 kilomètres, soit une augmentation de 73,63 %.
Le chiffre d’affaires global du secteur aurait également atteint 2,39 milliards de dollars américains, en hausse de 14,6 %.
Ces performances témoignent du poids croissant du numérique dans l’économie nationale, mais mettent également en évidence les défis qui restent à relever pour améliorer la couverture du territoire, l’accessibilité des services et réduire les inégalités d’accès au numérique.
La RDC en campagne pour le Conseil de l’UIT
La démarche portée par José Mpanda dépasse les seuls enjeux nationaux. La RDC cherche à renforcer sa présence dans les espaces internationaux où se prennent les décisions qui façonnent l’avenir des télécommunications et du numérique.
La campagne congolaise au Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) repose ainsi sur le message : « Connecter l’Afrique depuis son cœur ».
Le scrutin prévu en novembre 2026 à Doha, au Qatar, constituera une échéance importante pour la RDC. D’ici là, la mobilisation diplomatique et institutionnelle se poursuit afin de promouvoir les priorités numériques du pays et de renforcer la voix de l’Afrique Centrale dans la gouvernance mondiale des télécommunications.
Lionel IPAKALA Y.
