Crise dans les Grands Lacs : Lomé accueille un sommet stratégique pour la paix en RDC

La capitale togolaise abrite ce samedi 17 Janvier un sommet de haut niveau consacré à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, dans un contexte marqué par l’agression que subit la République Démocratique du Congo de la part du Rwanda, rapportent plusieurs médias internationaux, selon l’Agence Congolaise de Presse ACP .

Cette rencontre diplomatique d’envergure est organisée à l’initiative de Faure Gnassingbé, Président du Conseil du Togo et médiateur désigné de l’Union africaine UA dans le conflit opposant Kinshasa à Kigali.

 D’après l’ACP, ce sommet s’inscrit dans la continuité des efforts internationaux déjà engagés, notamment les processus de Washington, aux États-Unis, et de Doha, au Qatar, visant une désescalade durable de la crise.

Toujours selon l’Agence congolaise de presse, l’initiative de Lomé fait également suite aux discussions issues de la Conférence Internationale humanitaire sur la Région des Grands Lacs, tenue à Paris en octobre 2025. Cette conférence avait été co-animée par Faure Gnassingbé, le Président de la RDC Félix Tshisekedi et le Président français Emmanuel Macron. À cette occasion, le médiateur de l’UA avait plaidé pour une approche africaine intégrée, axée sur le développement et la refondation des mécanismes d’aide internationale.

À travers ce sommet, Faure Gnassingbé ambitionne désormais de fédérer les différentes initiatives diplomatiques afin de dégager un calendrier de paix concret et définitif pour l’ensemble de la région, souligne l’ACP.

En prélude à cette rencontre, les présidents Félix Tshisekedi et Faure Gnassingbé ont tenu un entretien en tête-à-tête à Lomé, au cours duquel ils ont examiné en profondeur l’évolution du conflit RDC–Rwanda et les voies de sortie de crise.

Par ailleurs, rappelle l’ACP, lors de la réunion des ministres de la Défense des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs CIRGL,  tenue récemment à Livingstone, en Zambie, une alerte avait été lancée sur l’aggravation rapide de l’insécurité en RDC, susceptible d’embraser toute la sous-région.

S’exprimant en sa qualité de président du Comité des Ministres de la Défense de la CIRGL, le vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense, Guy Kabombo, avait déclaré que « la paix ne peut être observée ni conditionnée par des calculs politiques ». Il avait, à cette occasion, insisté sur l’opérationnalisation effective du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus MCVE+ , présenté comme un test majeur de crédibilité pour la CIRGL et pour la région, rapporte l’Agence congolaise de presse.

Plusieurs hautes personnalités sont déjà arrivées à Lomé pour prendre part à ce rendez-vous stratégique, notamment le président de la Commission de l’Union Africaine, Mahamoud Ali Youssouf, ainsi que les membres du panel des facilitateurs de l’UA : Olusegun Obasanjo (Nigeria), Uhuru Kenyatta (Kenya), Sahle-Work Zewde (Éthiopie), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Catherine Samba-Panza (République centrafricaine).

Selon l’ACP, ce sommet de Lomé pourrait constituer une étape déterminante vers la stabilisation durable et le retour de la paix dans la région des Grands Lacs.

Lionel IPAKALA

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