Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu ce 9 Février en audience M. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix. Au cœur de leurs échanges : la consolidation du cessez-le-feu et le rôle central de la MONUSCO dans la stabilisation de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, Jean-Pierre Lacroix a présenté au Chef de l’État les modalités d’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu issu de l’Accord de paix de Washington et du processus de Doha. Ce dispositif est encadré par les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui confient à la MONUSCO un rôle clé dans l’observation, la vérification et l’appui à la mise en œuvre des engagements pris par les parties.
Le haut responsable onusien a insisté sur la nécessité d’un respect strict du cessez-le-feu par tous les acteurs impliqués. Pour les Nations Unies, la crédibilité du processus de paix dépend de l’effectivité de cette trêve, condition indispensable à la réduction des violences contre les populations civiles et à la restauration progressive de l’autorité de l’État dans les zones longtemps affectées par les conflits armés.

De son côté, le Président Tshisekedi a réaffirmé la détermination du Gouvernement congolais à soutenir pleinement les mécanismes internationaux mis en place pour garantir la paix et la sécurité. Il a souligné que la stabilisation durable de l’Est du pays passe non seulement par la fin des hostilités, mais aussi par le déploiement effectif des services publics, des forces de sécurité et des institutions républicaines.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une attente forte des populations des provinces en conflit, qui espèrent voir les engagements diplomatiques se traduire rapidement par une amélioration tangible de la situation sécuritaire sur le terrain. La MONUSCO, en appui aux autorités congolaises et aux partenaires régionaux, est appelée à jouer un rôle déterminant dans cette phase cruciale du processus de paix.
Lionel IPAKALA
