Couverture Santé Universelle en RDC : 2026, l’année de la montée en puissance

L’année 2026 s’annonce comme un tournant majeur dans la mise en œuvre de la Couverture santé universelle , CSU en République Démocratique du Congo, avec l’accélération attendue de son deuxième palier. Cette annonce a été faite par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Parlement réuni en congrès à Kinshasa.

Selon le Chef de l’État, cette nouvelle phase du programme vise principalement l’extension de la gratuité des accouchements et des soins néonatals à l’ensemble des provinces du pays, marquant ainsi une étape importante vers l’accès équitable aux soins de santé : 

« En 2026, notre ambition est d’accélérer le deuxième palier de la Couverture santé universelle et de garantir la gratuité des accouchements et des soins néonatals sur toute l’étendue du territoire national », avait déclaré Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le Président de la République avait lors de cette allocution , salué les progrès déjà réalisés, estimant que l’accès aux soins de santé cesse progressivement d’être un privilège pour devenir un droit effectif pour un nombre croissant de Congolais. Ces avancées, avait il souligné, sont le résultat de la détermination du Gouvernement, malgré un contexte national marqué par des défis sécuritaires persistants et des contraintes logistiques.

Reconnaissant les obstacles qui subsistent, notamment l’insécurité dans certaines zones de l’Est du pays, les disparités dans la répartition du personnel soignant et des infrastructures sanitaires, ainsi que les limites budgétaires, le Chef de l’État avait ,  néanmoins réaffirmé le caractère irréversible de la réforme ;

« Le cap est fixé : la santé devient progressivement une garantie publique et non plus une faveur réservée à quelques-uns », avait il affirmé.

Insistant sur la dimension humaine et sociale de la Couverture Santé Universelle, Félix Tshisekedi avait rappelé que la force d’une nation se mesure aussi à sa capacité à protéger les plus vulnérables. Il a estimé qu’aucune mère ne devrait redouter l’accouchement faute de moyens, qu’aucun enfant ne devrait mourir d’une maladie évitable et qu’aucun citoyen ne devrait renoncer aux soins en raison de la pauvreté ou de l’éloignement des structures sanitaires.

Le Président de la République avait enfin assuré que, avec le Gouvernement et l’appui des partenaires techniques et financiers, les efforts se poursuivront afin de bâtir un système de santé accessible, performant et digne des aspirations du peuple congolais.

Déjà opérationnel à Kinshasa et dans plusieurs provinces, le premier palier de la Couverture santé universelle, axé sur la gratuité de la maternité et de certains soins essentiels, a permis d’alléger sensiblement la charge financière de nombreuses familles, ouvrant la voie à une généralisation progressive du programme à l’échelle nationale.

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