Contrat Uranium Areva, gel de Cruche par la BCC, tous les gros projets iraniens coulés en RDC

La Banque Centrale du Congo (BCC) déclassifierait-elle un jour ses archives sur l’extinction ténébreuse de l’unique banque iranienne en RDC, Cruche Bank, laquelle comptait parmi des coactionnaires, l’Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongo ?

Voilà 20 ans jour pour jour, la RDC a accordé à la firme française Areva l’exclusivité d’exploration de l’uranium sur toute l’étendue de son territoire national, question de calmir l’ire des puissances occidentales sur les soupçons de vente de l’uranium à l’Iran. Ce contrat, signé par le ministre PALU des Mines, de 2007 à 2019, Martin Kabwelulu Labilo, n’a jamais été rendu public à ce jour.

Energie, transport aérien, mines, etc., que de projets majeurs portés par l’Iran au Congo, tous bloqués!

Six ans après l’établissement de relations diplomatiques entre l’Iran et la RDC alors Zaïre, Téhéran et Kinshasa signe le 1er septembre 1978 l’Accord général de coopération économique, technique, scientifique et socioculturel.
La cérémonie haute en couleurs se déroule à Kinshasa. L’accord porte notamment sur le commerce général, le transport aérien, la fourniture du pétrole, le protocole d’accord portant création d’une commission spéciale mixte en matière commerciale.

Mais moins de six mois après, le régime impérial du Shah Mohammad Reza Pahlaviest renversé par la révolution islamique de février 1979.
L’institutionnalisation de la grande commission mixte Zaïre (RDC) -Iran ne s’est jamais concrétisée. En tout cas, elle ne dépassera plus le seuil d’un simple projet au regard de l’ukase décrétée par Donald Trump, lors de son premier mandat : quiconque fait du business avec l’Iran doit se désengager des États-Unis.

La RDC a dû renoncer même au partenariat entre l’Agence Congolaise de Presse (ACP) et l’Agence iranienne de presse (IRNA) offert par Téhéran. Février 2017, l’Iran offre à nouveau son expérience et ses capacités techniques à la disposition de la RDC dans les domaines de l’industrie et l’agriculture.
Depuis, l’on n’a rien vu venir. Même la foire des produits iraniens qui se tenait au Jardin botanique de Kinshasa a tourné court.

Cruche Bank, les millions USD des Iraniens.

Voilà 20 ans presque, jour pour jour, (feu) l’abbé Malu Malu se bâtissait une certaine renommée internationale pour avoir présidé la Commission Electorale Indépendante (CEI) chargée d’organiser les premières élections présumées libres de l’histoire de la RDC. L’abbé qui fait usage de faux dans le résultat de la présidentielle, s’est lancé dans les affaires en compagnie des présumés investisseurs, tous iraniens, à Butembo, petite ville au nord de la province du Nord-Kivu ancrée dans les commerces notamment des minerais stratégiques…avec de pratiques soupçonneuses.

Les Iraniens de Malu Malu devaient injecter 100 millions de dollars dans la Cruche, première banque d’un fils de terroir. Mais on ne sait pas trop comment et pourquoi, les Iraniens n’ont plus fait le déplacement de Butembo.

Une certaine presse alléguait le veto américain brandi au projet par l’entremise de Joseph Kabila. Une situation en clair-obscur à l’image de la prise et de l’abandon de la ville d’Uvira par les troupes rwandaises pour le compte d’AFC-M23.

Et Cruche Bank sera liquidée par la BCC qui évoquait des motivations visiblement fallacieuses, alors que l’abbé en froid avec la hiérarchie catholique locale, meurt d’une drôle de maladie, le 30 juin 2016 à Dallas aux États-Unis. Dossier secret Uranium.L’autre deal entre la RDC et l’Iran qui a ouvertement froissé les États-Unis est le présumé contrat sur l’uranium.

L’administration Trump a, on le sait, retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, redoutant que le régime des Ayatollahs ne se dote, en catimini, de la bombe atomique. En 2010, un groupe de députés iraniens a, en effet, effectué « une visite amicale sur invitation des députés de la RDC », soutenait-on officiellement à Kinshasa.

Mais la présence des parlementaires iraniens en RDC qui dispose d’uranium naturellement enrichi, est loin de rassurer la communauté internationale, selon les médias occidentaux. Une visite qui pour certains observateurs permet de « baliser le chemin » au pouvoir de Téhéran pour l’acquisition de la fameuse bombe.

Par le biais de la coopération, Téhéran pourrait profiter des faiblesses du pays pour se doter de cet uranium. L’inquiétude est grandissante dans la mesure où la seule mine d’uranium du Congo démocratique, située à Shinkolobwe dans le Sud-Est, officiellement fermée depuis 1960, est régulièrement investie par des groupes mafieux.

En août 2006, le célèbre journal britannique the Sunday Times avait révélé qu’une importante cargaison d’uranium 238 en provenance de la RDC à destination de l’Iran avait été saisie en Tanzanie. L’information avait été démentie par les autorités iraniennes et congolaises.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avait ouvert une enquête à ce sujet. Visiblement sans suite.

Par la suite, le leader mondial de l’uranium, le français Areva obtiendra un contrat exclusif resté secret. Il sied de rappeler l’uranium de la RDC a servi à la fabrication de la première bombe atomique larguée les 6 et 9 août 1945 sur les villes japonaises d’ Hiroshima et de Nagasaki, pendant la Deuxième guerre mondiale.

En 2015, un rapport confidentiel du comité des sanctions de l’ONU affirme que Pyongyang aurait fait parvenir des armes à l’armée régulière congolaise (FARDC). C’est au cours d’une mission en RDC que les experts onusiens ont découvert que des armes fabriquées à Pyongyang se trouvaient dans les mains de casques bleus et de policiers congolais dépêchés en République Centrafricaine.

Notons toutefois que fin Novembre 2017, grâce à un financement de Téhéran, un centre d’appareillage orthopédique à Kalembelembe à Kinshasa. Ce qui est sûr, dans la crise actuelle, s’il faut choisir entre l’Iran et les USA, la RDC ferait une grosse accolade à l’Oncle Sam, même si, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la RDC a convié les deux Etats à la désescalade.

Un site www.threads.com en a profité pour filer un ridicule fakenews sur les réseaux sociaux, que les FARDC menaçaient Washington et Téhéran de représailles.

POLD LEVI

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