Vingt-cinq ans après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, les Congolais ont été invités à s’engager résolument en faveur de la paix et de la cohésion nationale, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’est de la République Démocratique du Congo. Cet appel a été lancé lors d’un culte commémoratif organisé à Kinshasa à la mémoire de l’ancien Président, a rapporté l’Agence congolaise de presse ACP .
Dans son homélie, l’évêque Moïse Mazaburu a exhorté les fidèles à devenir des « artisans de paix », estimant que la consolidation de la paix passe avant tout par un changement de comportements individuels et collectifs :
« Nous devons œuvrer pour que la paix règne dans notre pays et non la guerre », a-t-il insisté, invitant les Congolais à renoncer aux pratiques négatives qui entravent l’épanouissement du pays, pourtant richement doté.
Le prédicateur a également appelé chacun à un examen de conscience, soulignant que les citoyens ont une part de responsabilité dans les épreuves que traverse la nation. Selon lui, faire vivre les valeurs spirituelles et morales demeure un levier essentiel pour bâtir une RDC pacifiée et prospère.
Prenant la parole au nom de la Fondation M’zee Laurent-Désiré Kabila, Mme Emma Selemani a, pour sa part, rappelé l’importance de préserver et de transmettre les idéaux légués par l’ancien chef de l’État. Elle a présenté M’zee Kabila comme un leader au service du peuple, défenseur des opprimés et profondément attaché aux principes de justice, de patriotisme et de panafricanisme :
« Il nous a appris que le leadership est un engagement pour le “nous”, et qu’il exige des sacrifices », a-t-elle déclaré, selon l’ACP.
Des acteurs politiques et anciens compagnons du défunt ont également livré leurs témoignages. Christophe Kolomoni, membre de l’association Les compagnons de M’zee et ancien Directeur Général de la RTNC, a souligné la portée symbolique de cette date, qu’il associe à la lutte pour l’autodétermination et la dignité du peuple congolais. Il a rappelé que M’zee Kabila avait insufflé une culture politique fondée sur la paix, le refus de l’oppression et la défense de la souveraineté nationale.
À cette occasion, un extrait d’un message à la Nation prononcé par Laurent-Désiré Kabila le 17 mai 1999 a été partagé avec l’assistance. Il y soulignait que la maîtrise des mécanismes politiques par les peuples constitue un socle pour la démocratie, la paix et la concorde.
Né le 27 novembre 1941 à Likasi, dans l’ancienne Province du Katanga, Laurent-Désiré Kabila a été assassiné le 16 janvier 2001 dans son bureau au Palais de Marbre à Kinshasa. Vingt-cinq ans après sa disparition, sa mémoire continue de nourrir le débat national sur la paix, le leadership et l’avenir de la RDC, rapporte l’ACP.
Lionel IPAKALA
