FRIVAO à Kisangani : dialogue direct avec les victimes, le gouvernement promet transparence et réformes

Le Gouvernement congolais a engagé, Mercredi 8 Avril, un dialogue direct avec les victimes à Kisangani, dans le cadre du plan de redressement du Fonds de Réparation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

L’objectif est de restaurer la confiance, clarifier le processus d’indemnisation et mettre fin aux rumeurs, rapporte l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
S’exprimant à cette occasion, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a insisté sur la nécessité d’un échange franc avec les victimes.

Il a dénoncé une vague de désinformation ayant entouré le processus, notamment des allégations sur une supposée suppression des indemnisations individuelles, selon l’ACP.
D’après la même source, ces échanges ont permis aux victimes d’exprimer leurs préoccupations, souvent avec émotion, face aux souffrances vécues et aux incompréhensions liées au mécanisme d’indemnisation.

Le Ministre a également relevé plusieurs dysfonctionnements, notamment l’exclusion de certaines victimes du processus d’identification. Certaines n’auraient pas été enregistrées en raison de leur minorité au moment des faits, tandis que d’autres auraient été contraintes de payer illégalement pour être inscrites, toujours selon l’ACP.

Face à ces irrégularités, le Gouvernement annonce la réalisation d’un audit du système d’identification. Celui-ci devra permettre de relancer, sur des bases assainies, les indemnisations individuelles :

« La présence de fausses et de vraies victimes impose une clarification », a souligné Guillaume Ngefa, cité par l’ACP.

En attendant, les indemnisations collectives se poursuivent normalement.
Le ministre a, en outre, mis en garde contre toute tentative de fraude, rappelant qu’aucun agent n’est autorisé à percevoir de l’argent pour identifier les victimes.

Il a insisté sur la gratuité totale du processus.
Enfin, il a précisé que les fonds mobilisés relèvent de l’État congolais, qui a l’obligation de protéger et de réparer les préjudices subis par sa population, rapporte l’ACP :

« Les activités du FRIVAO ont déjà repris, mais les indemnisations individuelles dépendront des conclusions de l’audit en cours », a-t-il conclu.

Jennifer Mazemba

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