La République Démocratique du Congo renforce son agenda d’investissements publics pour l’année 2026 avec l’inscription de trois nouveaux projets majeurs au programme de la Cellule Infrastructures. L’annonce a été faite lundi 2 Février à Kinshasa par le coordonnateur de cette structure, lors d’un entretien avec l’Agence Congolaise de Presse ACP en sigle.
Selon Billy Tshibambe, coordonnateur de la Cellule Infrastructures et Travaux Publics, les projets retenus concernent le Développement des transports et de la connectivité phase II, le Projet de Résilience aux Inondations Urbaines PRIUR ainsi que l’aménagement des voies d’accès au parc industriel de Ngandajika.
Le projet de transport et de connectivité, deuxième phase d’un programme déjà en cours, cible le tronçon Mbanga–rivière Lualaba, long d’environ 200 kilomètres, sur la Route nationale n°2 reliant Mbuji-Mayi à Kindu via Kabinda.
Son coût est évalué à 440 millions de dollars américains, rapporte l’ACP.
Le deuxième volet, le PRIUR, vise à renforcer la capacité de résistance des villes face aux inondations, notamment à Kinshasa et à Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Quant au troisième projet, il porte sur la modernisation des voies d’accès au parc Agro-Industriel de Ngandajika, considéré comme un pôle agricole stratégique pour Mbuji-Mayi. Il prévoit également l’extension de la piste de l’aéroport de cette ville.
Le financement global est estimé à 200 millions de dollars.
Plus de 150 kilomètres de routes bitumées en vue .
Par ailleurs, la Cellule Infrastructures table sur la construction de plus de 150 kilomètres de routes asphaltées en 2026 dans le cadre du Projet d’Appui à la Connectivité PACT :
« Notre priorité reste la livraison de résultats concrets dans les projets financés par nos partenaires techniques et financiers », a indiqué M. Tshibambe à l’ACP.
Il a notamment cité, parmi les projets soutenus par la Banque Mondiale, le programme Kin-Elenda, dont plusieurs ouvrages sont presque prêts à être inaugurés, notamment dans la commune de N’Djili et à Maluku, avec des voiries, des bâtiments publics et des centres de formation.
S’agissant des financements de la Banque Africaine de Développement BAD, la Cellule Infrastructures poursuit le bitumage de 50 kilomètres sur l’axe Kananga–Kabeya Kamwanga, sur la RN1, ainsi que le projet Bukavu–Goma, momentanément affecté par la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Le projet de connexion route-rail entre la RDC et le Congo-Brazzaville figure également parmi les priorités.
D’autres chantiers, appuyés par la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique BADEA , concernent notamment la réhabilitation de 14 grandes artères de Kinshasa et des Cliniques Universitaires, avec le lancement des travaux prévu au second semestre 2026, selon l’ACP.
La Cellule Infrastructures envisage enfin la relance de plusieurs projets de voirie, dont celui des cinq artères de Kinshasa ainsi que les avenues Bianda et Kisenso, suspendues depuis 2022, sous réserve de la mobilisation de la contrepartie du gouvernement congolais.
Avec ce portefeuille renforcé, la RDC ambitionne de faire de 2026 une année charnière pour la modernisation de ses infrastructures de base.
Jennifer Mazemba
