En mission officielle aux États-Unis, la Première ministre Judith Suminwa a placé la République Démocratique du Congo au cœur des discussions stratégiques autour du corridor de Lobito, tout en valorisant le potentiel national dans le secteur de la santé.
Selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP), la cheffe du Gouvernement a participé à deux rencontres majeures à Washington : l’une consacrée au repositionnement de la RDC dans le mégaprojet du corridor de Lobito, et l’autre dédiée à la promotion des capacités congolaises dans le domaine sanitaire.
Face à des partenaires internationaux de premier plan, notamment la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la Banque Européenne d’Investissement, ainsi que des représentants de l’Italie et de l’Angola , Judith Suminwa a plaidé pour une relecture ambitieuse du corridor de Lobito.

Elle a insisté sur le fait que ce projet ne doit pas se limiter à une infrastructure ferroviaire destinée à l’exportation des minerais, mais devenir un véritable levier d’intégration économique régionale.
Dans cette nouvelle approche, le corridor est envisagé comme un projet multisectoriel intégrant plusieurs domaines clés : agriculture, énergie, numérique et développement des zones économiques spéciales.
L’objectif est clair : bâtir un écosystème industriel dynamique autour de cette infrastructure stratégique.
L’un des avantages majeurs évoqués reste la réduction significative du temps de transport des marchandises. Le trajet, qui prend actuellement plus de 20 jours vers les ports de l’océan Indien, pourrait être ramené à seulement 7 jours via le port de Lobito, un gain logistique considérable pour l’économie congolaise.

La Première ministre a également mis l’accent sur la nécessité de moderniser et digitaliser les postes frontaliers afin de fluidifier les échanges commerciaux et réduire les délais de transit.
Toujours d’après l’ACP, une prochaine réunion est prévue en Juin à Kinshasa. Elle devrait permettre de définir concrètement les projets prioritaires, les axes d’intervention et les étapes de mise en œuvre de ce corridor, dont la RDC se positionne comme pilier central.
À terme, ce projet suscite de fortes attentes auprès des populations de la RDC, de la Zambie et de l’Angola, qui espèrent en tirer des retombées économiques tangibles, notamment à travers le développement d’activités locales autour de cette nouvelle dynamique régionale.
Lionel IPAKALA Y.
