UNESCO : la RDC monte au front pour défendre les eaux stratégiques du Bassin du Congo

À l’ouverture de la Semaine africaine de l’UNESCO, la République Démocratique du Congo a porté haut la voix de l’Afrique sur la question cruciale de la préservation des ressources hydriques du continent. Devant les participants réunis à Paris, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a lancé un vibrant plaidoyer en faveur d’une gestion durable et concertée des eaux du Bassin du Congo.
Selon l’ACP, la cheffe de la diplomatie congolaise a rappelé que protéger les eaux du Bassin du Congo revient à préserver « l’avenir écologique, énergétique et humain de l’Afrique et du monde ».

Elle a insisté sur l’urgence d’une gouvernance inclusive des ressources hydriques africaines face aux défis climatiques croissants.
Dans son intervention, Thérèse Kayikwamba a mis en lumière le rôle stratégique de la RDC dans la géographie mondiale de l’eau.

Le pays concentre près de 52 % des réserves d’eau de surface du continent africain grâce au Bassin du Congo, considéré comme le deuxième plus grand bassin fluvial de la planète après l’Amazonie.
Arrivée à Paris le 18 Mai aux côtés de la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, la délégation congolaise participe à cette édition 2026 de la Semaine africaine organisée du 19 au 22 Mai au siège de l’UNESCO.

Placée sous présidence congolaise, la rencontre est axée sur le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
À travers cette mobilisation diplomatique, Kinshasa entend réaffirmer son engagement pour le développement durable, la coopération multilatérale et la protection des ressources naturelles africaines au bénéfice des générations futures.

Le Bassin du Congo apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux remparts contre les dérèglements climatiques mondiaux. Ses réserves d’eau douce attisent également de nombreuses convoitises stratégiques à l’échelle internationale.

Cette problématique rappelle les alertes formulées depuis plusieurs années par Modeste Mutinga Mutuishayi dans son ouvrage consacré à la « guerre des eaux ». L’auteur y évoque notamment le dessèchement progressif du lac Lac Tchad et défend l’idée d’un vaste projet de ravitaillement de cette réserve depuis les eaux du fleuve Fleuve Congo.

Modeste Mutinga soutient même qu’un budget colossal ainsi qu’une force de protection dédiée pourraient être nécessaires pour sécuriser un tel projet géostratégique autour de l’or bleu africain.

Lionel IPAKALA Y.

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