La mort de plusieurs hippopotames dans la rivière Semuliki, dans l’est de la République démocratique du Congo, est liée au charbon bactéridien, également appelé anthrax. Les analyses réalisées sur les carcasses ont confirmé la présence de cette maladie infectieuse, suscitant un appel à la vigilance de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
C’est dans ce cadre que la découverte de plusieurs hippopotames morts dans la rivière Semuliki avait rapidement alerté les communautés riveraines et les services de conservation. Les résultats des analyses effectuées à la suite de cette mortalité viennent désormais établir la cause des décès : le charbon bactéridien. Dans ce contexte, l’ICCN invite les populations vivant à proximité de la rivière ainsi que toute personne fréquentant la zone à observer strictement les mesures de précaution.
Pas de contact avec les carcasses
L’ICCN recommande notamment de ne pas toucher, déplacer, dépecer ou consommer les animaux retrouvés morts. Toute nouvelle carcasse découverte dans ou aux abords de la rivière doit être immédiatement signalée aux services compétents afin de permettre une prise en charge appropriée.
Maladie infectieuse pouvant affecter plusieurs espèces animales, le charbon bactéridien constitue également un risque pour l’être humain, notamment en cas de contact avec un animal infecté ou avec des produits issus de celui-ci.
La surveillance se poursuit dans la zone de la rivière Semuliki afin de suivre l’évolution de la situation et de limiter les risques pour la faune comme pour les populations exposées.
Fiston Muhindo Correspondant Nord-Kivu
