La rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce sous tension dans la Province éducationnelle de l’Équateur 1. Réunis Lundi 24 Août à Mbandaka, plus d’une centaine d’enseignants ont décidé d’organiser une marche pacifique le Mardi 1er Septembre, date officielle de la reprise des cours en République Démocratique du Congo (RDC).
La décision a été prise à l’issue d’une Assemblée Générale de la Dynamique des Syndicats des enseignants de l’Équateur, tenue au bar Esekola, dans la commune de Mbandaka 1. Les professionnels de la craie blanche entendent ainsi faire entendre leurs revendications auprès du gouvernement central avant toute reprise effective des activités scolaires.

Six revendications principales
Les enseignants réunis au sein de cette plateforme syndicale exigent notamment :
- le paiement de tous les enseignants nouvelles unités (NU) et mécanisés ;
- la fixation du salaire de base de l’enseignant à 500 dollars américains ;
- une mise à la retraite honorable des enseignants ayant atteint l’âge légal de la retraite ;
- le paiement des enseignants du centre-ville dans les banques, tandis que ceux des territoires devraient être payés via la Caritas ;
- la suppression des disparités liées aux zones salariales, qui entraînent, selon les enseignants, une différence de rémunération entre ceux des villes et ceux des territoires ;
- la revalorisation de la prime liée à la gratuité de l’enseignement, qui devrait passer de 80.000 à 100.000 francs congolais par enseignant.
À ces revendications s’ajoute la demande d’attribution des numéros matricules de la Fonction Publique aux enseignants. Ceux-ci affirment ne disposer, jusqu’à présent, que de numéros d’identification, malgré une promesse faite par le chef de l’État lors d’un Conseil des ministres.

La mutuelle de santé au cœur des préoccupations
La question de la mutuelle de santé des enseignants de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MESP) a également été évoquée.
Selon François Mukadi Kashama, porte-parole de la Dynamique des syndicats des enseignants de l’Équateur, cette mutuelle doit rester une initiative exclusivement dédiée aux enseignants et ne devrait pas être assimilée au secteur de la santé.

Quatre points examinés en Assemblée Générale
Les discussions ont principalement porté sur quatre questions, à savoir l’évaluation des engagements pris par le Gouvernement en faveur des enseignants lors de la commission paritaire de Bibwa en 2024, la suspension du processus de mise à la retraite des enseignants ayant atteint l’âge légal, ainsi que les changements dans les modalités de paiement des salaires.
Les enseignants ont notamment dénoncé le transfert de certains paiements des banques commerciales vers la Caritas et la Coopérative d’épargne et de crédit Copec Lisungi.
La préparation de la rentrée scolaire 2026-2027 dans la Province éducationnelle de l’Équateur 1 figurait également parmi les sujets examinés.

À travers cette mobilisation annoncée pour le 1er Septembre, les enseignants de l’Équateur 1 entendent mettre la pression sur le Gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications avant la reprise des cours.
Peter GBIAKO NGBALA Correspondant/ Mbandaka
