Les travaux de l’atelier consacré aux enjeux, défis et perspectives des élections de 2028 en République Démocratique du Congo ont débuté le Jeudi à Mbandaka, chef-lieu de la Province de l’Équateur.
Organisée par la Fondation Konrad Adenauer, cette rencontre réunit plusieurs acteurs engagés dans le processus démocratique congolais.
Selon Madame Déborah Nzege, chargée de programme à la Fondation Konrad Adenauer, l’objectif principal de cet atelier est d’examiner les conditions politiques, juridiques, sécuritaires et techniques indispensables à la tenue d’élections crédibles, transparentes et apaisées en 2028.

Pendant deux jours, plus de 40 participants issus de la Société Civile, des partis politiques de l’opposition et de la majorité présidentielle, ainsi que des professionnels des médias, échangent sur les leçons à tirer des scrutins précédents, particulièrement ceux de 2023, afin d’identifier des solutions pour améliorer les prochains rendez-vous électoraux.
La première session a porté sur le bilan et les acquis de quatre cycles électoraux en RDC, de 2006 à 2023.
Cette présentation a été animée par Madame Nelly Ikete, Secrétaire Exécutive Provinciale de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans l’Équateur. Elle a notamment relevé les principales difficultés rencontrées par son institution lors des élections de 2023, notamment les contraintes logistiques, financières et sécuritaires.

Les participants abordent également plusieurs thématiques, dont la préparation des partis politiques aux élections de 2028, avec un focus particulier sur l’opposition politique, ainsi que la question de la crédibilité, de la transparence et de la confiance électorale, en mettant en lumière le rôle des institutions publiques et des organisations de la société civile.
Au cours des échanges, plusieurs préoccupations d’actualité ont été soulevées, notamment autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution, ainsi que sur les risques liés à l’organisation des élections de 2028 dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, une question récemment évoquée par le chef de l’État.
Peter Gbiako Ngbala
Correspondant/ Mbandaka
