La République Démocratique du Congo a officiellement lancé le programme du corridor de Lobito, une initiative majeure destinée à dynamiser le commerce des minerais et à améliorer l’efficacité des exportations. L’information a été rapportée par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Financé par l’Union Européenne dans le cadre de sa stratégie Global Gateway et mis en œuvre par TradeMark Africa, ce programme vise à renforcer les systèmes commerciaux le long de cet axe stratégique reliant les zones minières d’Afrique centrale au port angolais de Lobito, selon l’ACP.
Un projet pour fluidifier le commerce
D’après l’ACP, le programme mettra l’accent sur la simplification des procédures douanières, l’amélioration de la coordination réglementaire et le renforcement des capacités institutionnelles. Ces réformes devraient permettre de rendre les échanges plus rapides, plus transparents et plus prévisibles pour les exportateurs et les opérateurs logistiques.
Dans un contexte de forte demande mondiale en minerais critiques, notamment utilisés dans les batteries et les technologies liées à la transition énergétique, la RDC, premier producteur mondial de cobalt, entend consolider sa position stratégique sur le marché international, précise l’ACP.
Un corridor clé pour l’Afrique centrale
Le corridor de Lobito relie les régions minières de la RDC et de la Zambie à l’océan Atlantique via l’Angola. Il s’appuie sur la ligne ferroviaire de Benguela, longue de plus de 1 300 kilomètres, considérée comme l’une des liaisons les plus courtes entre la ceinture de cuivre et un port maritime.
Toujours selon l’ACP, les autorités congolaises voient dans ce corridor un levier essentiel pour réduire les coûts logistiques, améliorer la compétitivité des exportations et soutenir le développement économique local, notamment dans la province du Lualaba.
Des réformes progressives à partir de Kolwezi
Le programme sera déployé de manière progressive, avec une phase initiale à Kolwezi, principal centre d’exportation minière. Les premières mesures porteront sur la simplification des formalités administratives, la digitalisation des procédures douanières et le renforcement de la coordination entre les différentes institutions impliquées, rapporte l’ACP.
À terme, ces réformes devraient réduire les délais de traitement, limiter les blocages et améliorer la fluidité du commerce transfrontalier.
Une ambition régionale
Selon l’ACP, ce projet s’inscrit dans une vision régionale visant à faire du corridor de Lobito une voie d’exportation fiable et compétitive pour l’Afrique centrale. Il devrait ainsi renforcer les échanges entre la RDC, l’Angola et la Zambie, tout en facilitant l’accès aux marchés internationaux.
Cette initiative s’intègre dans la stratégie européenne Global Gateway, qui prévoit jusqu’à 300 milliards d’euros d’investissements dans des infrastructures durables à l’échelle mondiale.
Avec ce programme, la RDC confirme son ambition de moderniser ses infrastructures commerciales et de mieux valoriser ses ressources minières sur la scène internationale, souligne l’ACP.
Lionel IPAKALA Y.
