” Le budget des entreprises du Portefeuille de l’État constitue un outil stratégique majeur de gouvernance, de performance et de redevabilité ” , a déclaré mardi 27 Janvier à Kinshasa la ministre d’État , Ministre du Portefeuille, Julie Shiku, lors du lancement officiel des travaux de validation des prévisions budgétaires pour l’exercice 2026, rapporte l’Agence Congolaise de Presse ACP.
S’exprimant à cette occasion, la Ministre a souligné que le budget ne doit plus être perçu comme une simple exigence administrative, mais comme un véritable levier de pilotage stratégique, opérationnel et financier des entreprises publiques :
« Il engage la crédibilité de la gouvernance, conditionne la viabilité des investissements et permet une évaluation objective des performances », a-t-elle affirmé, citée par l’ACP.
Selon Julie Shiku, cette rencontre s’inscrit dans une démarche d’exigence et de responsabilité collective visant à apprécier la capacité réelle des organes de gestion à intégrer les principes d’une gouvernance moderne, fondée sur la planification, la transparence et la gestion axée sur les résultats. Elle a insisté sur la nécessité de rompre avec une gestion improvisée ou réactive, au profit d’une vision stratégique pluriannuelle.
Toujours selon l’ACP, la Ministre a rappelé que cette orientation s’inscrit dans le cadre de la lettre circulaire du 5 Décembre 2025, définissant les Principes Directeurs de la Politique Générale des Entreprises Publiques pour l’exercice 2026. Cette démarche découle du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, aligné sur les engagements du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à faire du Portefeuille de l’État un moteur de croissance économique, d’industrialisation et de développement social.
À cet effet, Julie Shiku a appelé les entreprises concernées à produire des documents budgétaires cohérents, sincères et réalistes, traduisant des objectifs clairs de performance, de compétitivité et de recentrage sur leur cœur de métier, dans un contexte économique marqué par une concurrence accrue.
La ministre a, par ailleurs, exprimé sa préoccupation face au faible taux de transmission des prévisions budgétaires.
À ce jour, seules huit entreprises – dont la REGIDESO, la SNCC, la SONAS, l’ONATRA et la COBIL – ont soumis leurs documents pour validation, une situation qualifiée de manquement grave aux règles de bonne gouvernance, selon l’ACP :
« Le respect du calendrier budgétaire est une obligation impérative et non négociable. Il constitue une manifestation concrète de la redevabilité envers l’État et la Nation », a-t-elle martelé.
Enfin, Julie Shiku a mis en avant la digitalisation des processus de gestion comme un axe prioritaire, afin d’améliorer la traçabilité, la fiabilité des données financières et la rapidité des circuits de validation. Ces travaux devront aboutir à l’élaboration du rapport général de validation des prévisions budgétaires par le Conseil supérieur du Portefeuille, attendu au plus tard le 30 avril 2026 pour transmission à l’État actionnaire.
Jennifer Mazemba
