Affaire Shomka/Banro,vers une convocation de Mabolia, DG du CAMI, par le PG près la Cour d’Appel/Gombe

Force doit rester à la loi.
L’on s’achemine vers l’épilogue du différend opposant Shomka Resources à Strategos mining and exploration (SMX Congo) sur les anciennes concessions de Banro corporation Ltd. Le dernier virage sur la voie du rétablissement de Shomka Resources dans ses droits s’effectue au Cadastre Minier (CAMI).

Plus de 30 jours se sont écoulés depuis que le PG près la Cour d’Appel/Gombe engagé deux réquisitions d’experts l’une au CAMI, et l’autre au GUCE, Guichet Unique de Création d’Entreprises, pour tirer au clair, la situation de Shomka Resources et ses quatre filiales, Banro Congo mining, Kamituga mining, Lugushwa mining et Namoya mining. Aucune suite de l’un ou l’autre services jusqu’à ce jour.

Jeudi 24 Septembre, au terme d’un scénario qui aura jeté du discrédit sur le CAMI pourtant conservateur du patrimoine minier de l’État congolais.
À la suite des tergiversations et des chinoiseries administratives de près d’une heure, le service de sécurité du CAMI a dû donner accès aux huissiers de justice qui étaient, comme il est d’usage, accompagnés de deux éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC). Puis s’en est suivie une bataille, une fois encore futile, des procédures de remise des documents.

Pour les préposés du Cadastre Minier, l’accès aux titres miniers est tributaire d’une décision du ministre des Mines. Et pourtant, le CAMI jouit d’une autonomie et d’une personnalité juridique. L’argument de l’aval préalable de Louis Kabamba Watum, étant démoli, le ministre se trouvant d’ailleurs en mission, dans la suite de la première ministre Judith Suminwa à New-York., le CAMI exige, par la suite, l’autorisation de son Directeur-Général Popol Mabolia Yenga pour ouvrir sa banque des données. Le DG du CAMI a déjà, à six reprises, malgré les décisions officiels du Tricom et de la Cour d’Appel lui transmises, opposé quand même opposé une fin non-recevoir pour inscrire dans ses la cession des actions de Banro Corporation Ltd à Shomka Resources.

En séjour à Singapour, en Asie du Sud-est, Popol Mabolia, autorise cette fois, par appel téléphonique, les huissiers de justice d’ouvrir le registre du CAMI et d’accéder aux 21 titres miniers anciennement propriété de BANRO et censés revenir légalement à Shomka Resources suivant les décisions judiciaires RFC125, RFC 126, RFC 127 et RFC 128 portant respectivement sur des actifs de Lugushwa mining SA, Namoya mining SA, Kamituga mining SA et Banro Congo mining SA. Ces jugements ont, en effet, été rendus publics par le Tribunal de Commerce de Kinshasa /Gombe, entre le 23 et le 28 Avril 2021. Par la suite, en date du 15 Juillet 2026, l’Étude de Me Ekondji Liloka & Associés, ci-devant huissiers de justice à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, ont certifié et validé les jugements précités. D’autant plus qu’aucune décision de justice subséquente n’a annulé ni infirmé ces jugements concordataires qui demeurent donc revêtus de l’autorité de la chose jugée et continuent à produire tous leurs effets de droit commun conformément aux principes fondamentaux de sécurité juridique, de force obligatoire des décisions de justice et de respect de l’autorité judiciaire consacrée par la constitution de la République et les lois en vigueur, font comprendre les experts.

Mais Popol Mabolia a visiblement voulu plutôt tourne en bourrique, huissiers de justice et les éléments de la PNC venus dans les locaux du CAMI. Aucun de 21 titres miniers de Banro n’ont connu de mutation en faveur de Shomka. Pourtant, le CAMI aurait dû s’exécuter dans les cinq jours suivant sa notification. Sur les réseaux sociaux, un mandataire en mines a recommandé Shomka Ressources, d’engager, s’il faut, des poursuites pénales pour faux, usage de faux et usurpation de titre et /ou qualité contre quiconque se prévaudrait de ses actifs de Lugushwa mining SA, Namoya mining SA, Kamituga mining SA et Banro Congo mining SA.

Outre le Parquet Général près la Cour d’Appel, celui de la Cour de Cassation a également était saisi. Shomka Resources a également saisi des autorités politiques congolaises ainsi que l’OFAC, Office Foreign Assets Control, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers, qui l’on se souvient, a fait geler tous les avoirs de Joseph Kabila aux USA. Selon des analystes, l’ex-ministre des Mines, Mme Antoinette N’samba Kalambay, pourrait se retrouver en ligne de mire de la justice. Les experts soutiennent qu’elle est à l’origine de l’anarchie qui a longtemps privé Shomka Resources à jouir ses actifs.

Notre consœur Ressources anticipe même sur de très probables séjours dans le pénitencier de Makala pour tous ceux qui ont brouillé les cartes dans le dossier des sites ex-Banro. Mme N’samba, notent des experts de la Société Civile, a fait fi des décisions de justice dont les ordonnances du 15 Juillet 2020 portant sur le règlement préventif au titre des actes uniformes OHADA sur les procédures collectives obtenues par Banro Corporation en vue de protéger ses 4 filiales et ses actifs contre tout créancier. Elle a ignoré les quatre jugements de la Tricom/Gombe évoquées ci-haut, lesquels établissent que la firme de Victor Kasongo Shomary hérite des sites et actifs du canadien Banro. N’Samba a opté pour la désinvolture en donnant un avis favorable à la cession des actions de Banro à Strategos. «C’est exactement suite à de telles manœuvres qui dénotent d’une certaine vénalité, explique-t-on, que le Conseil d’Administration de Shomka Resources avait résolu, le 16 Septembre dernier, de suspendre, à titre provisoire, sa participation aux travaux de la Commission instituée à la suite des ordres de mission 0303 du 16 Juillet 2026 et 0318 du 30 Juillet dernier émis par le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum».

La fameuse Commission a, en effet, intrigué de travailler ex nihilo, à partir de rien. Les experts désignés pour jouer aux arbitres ont ignoblement versé dans l’arbitraire, qualifiant Shomka Resources d’entreprise mallette, bien que cotée à la prestigieuse bourse de Hong-Kong, et que son patron, Victor Kasongo Shomary, n’a jamais été mis à l’index par la Banque Centrale du Congo, contrairement à ses détracteurs. Mais de mal en pis, la fameuse Commission a opté de naviguer à vue, sans références légales, ignorant les décisions judiciaires antérieures, les procédures et même les dispositions permanentes de l’OHADA, comme si la RDC n’en faisait pas partie. Les prémisses étant fausses, Shomka Resources s’est donc abstenue de cautionner l’absurde.

Face à la loi de la jungle, selon cet avocat, Shomka Resources a préféré s’en remettre au droit fondé par les textes des lois. L’onde de choc de «l’éboulement » au CAMI a, sans doute, secoué le Guichet Unique de Création d’Entreprises (GUCE) où Shomka Resources, devrait, en toute logique, retrouver ses RCCM.
Strategos mining and exploration (SMX Congo) en aurait eu vent. Déjà, en date du 24 Juillet 2026, son DG Henri Henry a adressé une correspondance verte aux huissiers de justice qui avaient certifié et validé les 4 jugements précités en faveur de Shomka Resources :

«(…) Nous vous demandons de procéder à la rectification de vos PV dans un délai de soixante-douze (72) heures à compter de la réception de la présente. A défaut de régularisation, nous nous réservons le droit de recourir à toutes les voies légales pour faire cesser ces violations à nos droits».

Mais selon nos sources, aucun constat contraire n’a été dressé par l’Étude de Me Ekondji Liloka & Associés. Au contraire, l’OFAC tiendra, à coup sûr, à faire la lumière sur les ramifications entre Strategos et la Société Kivu Développement (SKD) dont le patron, le chinois
Chen Fei Bao, a été pris dans un traquenard des services. Il est accusé de collision avec l’ennemi non sans preuve: en sa possession le contrat signé sur la RN 2 avec Georges Kibonge Babingwa, ministre AFC/M23 des ITP. Chen Fei Bao a été auditionné par le Conseil National de Cyber-Sécurité (CNC), puis son dossier a, il y a peu, été transféré chez l’Auditeur Général des FARDC, puis au pénitencier militaire de N’dolo, fin 2025.

Fin Février 2026, Strategos, dans un communiqué non signé mais portant son sceau, dément tout lien avec un mouvement insurrectionnel (…):

 » notre DG n’a jamais mis les pieds dans la ville de Bukavu depuis son occupation. Jamais entretenu aucune relation avec une entité impliquée dans les activités insurrectionnelles, jamais posé un quelconque acte susceptible de constituer une infraction».

Il sera, toutefois, très difficile, de nier certaines évidences, dont le relais établi par Me Asafu (Asaph) Wenda étiquetté à la fois Strategos et SKD SAS avec la rébellion AFC/M23 , ouvertement soutenue par le Rwanda.
Une évolution que la rédaction de la Unefm.cd suivra de très près .

POLD LEVI

Plus de lectures incontournables

Les plus récents