Alors que la course au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie OIF s’annonce décisive en vue de l’élection de juin 2026 à Phnom Penh Cambodge , la République Démocratique du Congo RDC avance ses pions. Face à la candidature de Louise Mushikiwabo, soutenue par Kigali, Kinshasa cherche un profil capable de rassembler, convaincre et peser dans les arcanes diplomatiques de l’espace francophone.
Après l’annonce officielle de la candidature congolaise, la question du profil s’impose : il ne s’agit pas seulement de présenter un nom, mais de choisir une figure de poids, capable de rivaliser avec une candidate sortante bénéficiant de réseaux établis et d’un appareil diplomatique rodé.
Un leadership diplomatique recherché
Pour espérer faire la différence, le futur candidat de la RDC devra cumuler plusieurs atouts :
une expérience internationale avérée,
une crédibilité politique et diplomatique,
une capacité de mobilisation au sein des pays africains et francophones,
et surtout, une aptitude à neutraliser les stratégies de lobbying rwandaises, très actives dans les grandes organisations internationales.
À Kinshasa, les regards se tournent naturellement vers des personnalités qui ont déjà démontré leur savoir-faire diplomatique et leur résilience face aux pressions extérieures.
Thérèse Kayikwamba, un profil qui s’impose

Parmi les noms qui circulent avec insistance figure celui de Thérèse Kayikwamba Wagner, actuelle Ministre des Affaires étrangères. Appréciée pour sa rigueur, son entregent et sa connaissance fine des mécanismes multilatéraux, elle s’est illustrée par sa capacité à défendre les intérêts congolais dans des environnements souvent dominés par des jeux d’influence complexes.
Dans plusieurs dossiers internationaux sensibles, la cheffe de la diplomatie congolaise a su tenir tête aux réseaux rwandais, faisant valoir la voix de Kinshasa avec fermeté et méthode. Pour de nombreux observateurs, ce type de profil correspond exactement à ce que la RDC doit mettre en avant pour crédibiliser sa candidature à la tête de la Francophonie.
Une bataille autant politique que symbolique
Au-delà des personnes, l’élection de 2026 est perçue à Kinshasa comme une bataille de leadership africain au sein de la Francophonie. La RDC, plus grand pays francophone au monde en nombre de locuteurs, estime avoir la légitimité historique, démographique et culturelle pour diriger l’OIF.
Face à Kigali, l’enjeu est aussi politique : il s’agit de rééquilibrer l’influence dans une organisation souvent perçue comme un terrain de rivalités diplomatiques.
Une fenêtre stratégique pour la RDC
Si le choix du candidat n’est pas encore officiellement arrêté, Kinshasa sait que le compte à rebours est lancé. La crédibilité du projet congolais passera par un nom fort, capable d’incarner une Francophonie plus inclusive, plus africaine et plus indépendante des jeux d’influence.
Dans cette course serrée, la RDC joue gros : sa place et sa voix dans l’avenir de la Francophonie mondiale.
Pourquoi une candidature féminine serait un grand atout pour Kinshasa ?
une candidature féminine peut devenir un véritable atout stratégique pour la RDC dans la bataille de la Francophonie. Et pas seulement sur le plan symbolique, mais aussi politique, diplomatique et électoral.
Battre Mushikiwabo sur son propre terrain

Louise Mushikiwabo joue aujourd’hui un argument fort :
« la première femme africaine à la tête de l’OIF ».
Si la RDC présente une femme, cet avantage disparaît immédiatement.
Le débat ne sera plus : femme contre homme, mais compétence contre compétence, crédibilité contre crédibilité, vision contre vision.
Par cette Candidature, profil complet et idéal, la RDC neutralisera ainsi un levier émotionnel majeur de Kigali :
La Francophonie cherche une Femme , mais pas n’importe laquelle; les États francophones veulent :
une femme forte
une femme moderne
une femme crédible dans les grandes capitales.
Si la RDC aligne une femme au profil international, elle coche toutes les cases :
parité,
renouvellement
leadership africain,
rupture avec les réseaux opaques. Ainsi donc Thérèse Kayikwamba paraît une candidature presque parfaite
Sans être officielle, sa candidature serait redoutable : Une Femme, une Africaine, une Francophone, une
Diplomate de haut niveau respectée à Washington, Bruxelles, Paris, New York, surtout
Connue pour avoir tenue tête aux lobbys rwandais.
Contrairement à Mushikiwabo, elle n’est :
ni associée à un régime controversé
ni enfermée dans un narratif de communication
ni fragilisée par les dossiers sécuritaires du Rwanda. Thérèse Kayikwamba Wagener lle incarne à cet effet :
une Francophonie de crédibilité, pas de propagande.
La RDC peut retourner la dynamique politique
Une femme congolaise face à une femme rwandaise crée un choc diplomatique :
les pays hésitants n’auront plus de justification morale pour soutenir Kigali
les États africains pourront voter RDC sans crainte d’être accusés de sexisme.
l’Europe et le Canada verront une alternative propre et rassurante.
Ce serait aussi un message fort du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour une candidature féminine qui enverrait un signal clair :
La RDC n’est plus un État en défense, mais un État qui propose des leaders mondiaux.
C’est de la diplomatie
de la stratégie
du soft power…
Tout compte fait , une femme congolaise peut être l’arme politique la plus redoutable contre Louise Mushikiwabo.
La RDC a l’opportunité historique de gagner la Francophonie sans faire la guerre, mais en gagnant la bataille des idées, des réseaux et de la crédibilité.
Et cette fois, Kinshasa peut vraiment gagner
Lionel IPAKALA
