Troisième mandat : la NSCC appelle à un dialogue national et défend un débat « sans tabou »

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) estime que les récentes déclarations du Président Félix-Antoine Tshisekedi sur l’hypothèse d’un éventuel troisième mandat doivent ouvrir un débat national sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles en République Démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel publié le Jeudi 7 Mai à Kinshasa, l’organisation citoyenne affirme avoir suivi avec attention la sortie médiatique du chef de l’État lors de sa conférence de presse du 6 Mai 2026. Tout en rappelant que la Constitution congolaise limite actuellement le mandat présidentiel, la NSCC considère qu’aucun sujet d’intérêt national ne devrait être interdit au débat dans une démocratie.

Selon la structure, toute discussion autour d’une éventuelle révision constitutionnelle doit impérativement se dérouler dans le respect des lois, des procédures démocratiques et de la souveraineté du peuple congolais.
La NSCC plaide pour un dialogue inclusif
La Nouvelle Société Civile Congolaise appelle ainsi à l’organisation d’un dialogue national « sincère, responsable et inclusif » afin d’examiner les grandes réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles jugées nécessaires face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux que traverse le pays.

L’organisation insiste notamment sur :

  • un débat républicain apaisé et non violent ;
  • la préservation de la paix sociale et de l’unité nationale ;
  • le respect absolu de la souveraineté populaire dans toute décision engageant l’avenir du pays ;
  • l’ouverture d’un cadre de discussion inclusif sur les réformes institutionnelles.

La NSCC estime également que les réactions excessives, les discours de peur ou les campagnes de diabolisation autour de cette question risquent d’aggraver les tensions politiques au lieu de renforcer la démocratie et la cohésion nationale.

« Les priorités des Congolais restent sociales »

Dans son communiqué, la coordination nationale de la NSCC rappelle que les préoccupations majeures des Congolais demeurent la sécurité, la paix durable, la lutte contre la corruption ainsi que l’amélioration des conditions de vie.
L’organisation cite notamment :
l’emploi des jeunes ;
l’accès à l’électricité et à l’eau potable ;
la justice sociale ;
le renforcement de l’État de droit.

Pour la NSCC, ces enjeux doivent rester au centre de l’action publique, indépendamment des débats politiques autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle.

Un débat qui relance la scène politique congolaise

Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des discussions de plus en plus ouvertes autour de l’avenir institutionnel de la RDC. La déclaration du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
La NSCC conclut toutefois que toute évolution éventuelle du cadre constitutionnel devrait exclusivement résulter d’un consensus national et du respect strict des mécanismes démocratiques prévus par la loi.

Lionel IPAKALA Y.

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