COMMUNIQUÉ DU GROUPE DE CONTACT DU KONGO CENTRAL GCKC Sur la judiciarisation et la médiatisation excessives de la crise politico-institutionnelle au Kongo Central

Dans un contexte de forte tension politique au Kongo Central, le Groupe de Contact du Kongo Central GCKC monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« acharnement médiatico-judiciaire » autour des accusations visant le gouverneur de province. Dans un communiqué au ton ferme, cette structure d’élites provinciales met en garde contre la multiplication de plaintes et de déclarations publiques jugées redondantes, susceptibles de perturber la justice et d’aggraver une crise institutionnelle déjà fragile. Nous publions in extenso ce Communiqué du Groupe de Contact du Kongo Central GCKC en sigle signé des mains de un des ses membres, le Prof ordinaire des universités J. MAMBWINI KIVUILA

Le Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC) a pris connaissance, avec une vive préoccupation, des déclarations publiques faites par M. Joseph Mabanga Puati, porte-parole de la « Cohésion Provinciale des notables issus des 366 groupements du Kongo-Central ».

Dans une interview accordée à une radio de grande audience, l’intéressé annonce le dépôt d’une nouvelle plainte contre le Chef de l’exécutif provincial, évoquant des faits de détournements présumés de fonds publics qu’il chiffre à plus de cinquante millions de dollars américains. Or, le GCKC constate avec rigueur et responsabilité que, dans l’ensemble de ses déclarations médiatiques, M. Mabanga n’a apporté aucun élément nouveau susceptible d’éclairer davantage l’opinion publique ou la justice.

Les faits qu’il croit révéler figurent déjà dans le rapport de l’Inspection Générale des Finances IGF , rapport sur la base duquel le Procureur Général près la Cour de Cassation a saisi le Bureau de l’Assemblée Provinciale du Kongo Central pour solliciter l’autorisation d’instruction contre le Gouverneur de province. Les prétendus « nouveaux éléments » brandis dans cette nouvelle plainte relèvent, en réalité, de détails techniques et procéduraux que le processus judiciaire déjà enclenché est précisément appelé à examiner, analyser et approfondir dans le strict respect de la loi.

Dès lors, le GCKC s’interroge légitimement : à quoi répond la multiplication de plaintes parallèles et de sorties médiatiques tapageuses, alors qu’une procédure judiciaire formelle est en cours ?
Pour le Groupe de Contact du Kongo Central, cette démarche s’apparente de plus en plus à un acharnement à la fois médiatique et judiciaire, de nature à troubler le déroulement serein de la justice, à fragiliser davantage une cohésion provinciale déjà éprouvée et à alimenter une cacophonie nuisible autour d’une crise qui exige pourtant calme, responsabilité et hauteur de vue.

Le GCKC considère que ce type d’initiatives contribue moins à la manifestation de la vérité qu’à l’entretien d’un climat de suspicion généralisée, préjudiciable à l’intérêt supérieur de la province.
Le GCKC en appelle, par ailleurs, à la responsabilité des médias, qu’ils soient officiels, traditionnels ou issus des réseaux sociaux.

La liberté d’informer ne saurait se muer en un relai automatique de déclarations répétitives, non étayées ou redondantes, au risque de transformer l’espace public en chambre d’écho de la confusion. Le Groupe invite les médias à refuser de servir de caisse de résonance à cette cacophonie tant décriée, et à privilégier une information rigoureuse, contextualisée et respectueuse des cadres institutionnels et judiciaires en place.

Composé des élites intellectuelles, académiques, sociales et morales du Kongo, le Groupe de Contact du Kongo Central réaffirme sa vocation à être une structure de référence incontournable sur l’ensemble des questions touchant à la crise politico-institutionnelle qui ronge notre province. Le GCKC n’est ni un organe de soutien aveugle, ni une plateforme de dénonciations opportunistes ; il se veut un cadre crédible d’analyse, de réflexion objective et de propositions de solutions, capable d’apporter son expertise dans la compréhension et la maîtrise des problèmes qui affectent le Kongo Central.

Le Groupe entend ainsi contribuer, avec responsabilité et indépendance, à l’apaisement du climat politique, à la consolidation de la cohésion provinciale et au respect scrupuleux de l’État de droit, dans l’intérêt exclusif des populations du Kongo Central.

Pour les initiateurs du Groupe de Contact du Kongo Central (GCKC),
Le Professeur Ordinaire,
J. MAMBWINI KIVUILA
Professeur des Universités

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