Les autorités ghanéennes ont procédé le Mercredi 31 Décembre dernier, à l’arrestation d’un prédicateur se présentant comme prophète, Evans Eshun, plus connu sous le nom d’Ebo Noah, après une prophétie annonçant la fin du monde qui a provoqué une vive inquiétude au sein de l’opinion publique.
Selon la police, l’homme affirmait que le monde devait disparaître le jour de Noël 2025, englouti par un déluge de grande ampleur. Il soutenait avoir construit huit « arches », assurant que seules les personnes qui s’y réfugieraient survivraient à la catastrophe annoncée.
Cette annonce, largement relayée sur les réseaux sociaux, a rapidement pris de l’ampleur, suscitant peur, confusion et réactions émotionnelles aussi bien au Ghana qu’à l’international. Certains fidèles affolés auraient même pris des dispositions matérielles en vue de l’événement prophétisé.
Face à la situation, la police ghanéenne indique que le prédicateur a été interpellé par l’équipe spéciale de cyber-vérification relevant de l’Inspecteur Général de la Police.
Cette arrestation s’inscrit dans un dispositif de surveillance renforcée visant à endiguer les abus et dérives liés aux activités religieuses en ligne, particulièrement sensibles à l’approche des célébrations de fin d’année et des cultes du Nouvel An.
Les autorités rappellent que la diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public constitue une infraction, appelant les citoyens à faire preuve de discernement face aux messages alarmistes diffusés sur les plateformes numériques.
L’affaire relance une fois de plus le débat sur la régulation des discours religieux, l’influence des réseaux sociaux et la responsabilité des leaders spirituels dans un contexte de forte mobilisation émotionnelle.
Lionel IPAKALA
