Le gouvernement Suminwa a procédé lundi à la remise officielle d’un chèque de 35 millions de dollars américains à l’Office national des transports (ONATRA), destiné à amorcer l’apurement des arriérés de droits sociaux de près de 4 200 retraités, accumulés entre 2013 et 2026.
Cette décision fait suite à plusieurs concertations menées par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka avec les représentants des agents et l’intersyndicale de cette entreprise publique. Ces échanges ont notamment porté sur les arriérés de salaires, les droits des retraités et l’amélioration des conditions sociales du personnel.
La cérémonie, organisée au ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, s’est déroulée en présence des Vice-Premiers ministres Jean-Pierre Bemba, en charge des Transports, et Adolphe Muzito, en charge du Budget, de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, et de la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi. Y ont également pris part les membres du comité de gestion de l’ONATRA, la Coordination des retraités et le comité de suivi du Fonds social. Ce décaissement marque une première étape dans la concrétisation des engagements pris par l’Exécutif national en faveur des anciens agents, dont certains attendent depuis plus de dix ans le règlement de leurs droits. Les retraités concernés sont ceux dont les dossiers ont été validés et dont les départs à la retraite s’échelonnent sur la période allant de 2013 à 2026.
Le gouvernement indique que le paiement sera effectué de manière progressive, selon un chronogramme établi avec le comité de gestion et la coordination des retraités, afin de garantir transparence et équité. Parallèlement à cette réponse aux revendications sociales, le gouvernement poursuit ses efforts de redressement de l’ONATRA, notamment à travers la réhabilitation de la ligne ferroviaire Kinshasa-Matadi et la relance du transport fluvial sur le fleuve Congo, deux axes jugés stratégiques pour la relance économique du pays.

Cette avancée traduit la volonté de la Première Ministre de faire du dialogue social un levier de résolution des préoccupations des travailleurs, tout en accompagnant la relance des entreprises publiques du Portefeuille de l’État, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
M.Luamuele
