Après la polémique suscitée par ses propos sur une éventuelle modification de la Constitution, le 2e Vice-Président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a présenté ses excuses et réaffirmé sa fidélité au chef de l’État Félix Tshisekedi. Un rétropédalage qui illustre les équilibres fragiles et les calculs politiques au sein de l’Union sacrée de la Nation.
Au cœur d’une controverse politique née de ses déclarations sur la question constitutionnelle, le Président de l’AFC- A Modeste Bahati Lukwebo, a choisi de faire marche arrière. Dans une mise au point publique, il a présenté ses excuses tout en réaffirmant sa loyauté envers le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et son engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation :
« Je présente mes excuses et réaffirme ma loyauté à Félix Tshisekedi ainsi que mon engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation », a déclaré le leader de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A).
Bahati Lukwebo a tenu à clarifier ses propos qui, selon lui, ont été mal interprétés lors de sa récente conférence de presse. Il affirme n’avoir jamais déclaré qu’il s’opposait à une éventuelle modification de la Constitution :
« Nulle part il n’est sorti de ma bouche que je m’opposais à la modification de la Constitution », a-t-il insisté, expliquant que ses propos ont été sortis de leur contexte.
Selon lui, la polémique serait née d’une question « hors sujet » posée par un journaliste, qui aurait conduit à une réponse mal comprise par l’opinion publique.
Le président du Sénat affirme que son intervention visait plutôt à encourager un débat interne au sein de la plateforme politique au pouvoir :
« Je plaidais pour un débat au sein de l’Union sacrée de la Nation », a-t-il précisé, ajoutant qu’il mettait davantage l’accent sur la nécessité de transformer les mentalités avant d’envisager toute réforme institutionnelle. :
« Je disais simplement qu’il faut d’abord changer les mentalités avant de changer la Constitution », a-t-il expliqué.
Ce rétropédalage intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en République Démocratique du Congo, où la question d’une éventuelle révision constitutionnelle suscite de vifs débats dans la classe politique et l’opinion publique.
En se rétractant publiquement, Bahati Lukwebo semble vouloir dissiper toute ambiguïté sur sa position et préserver sa place au sein de la majorité présidentielle, au moment où les équilibres politiques restent fragiles au sommet de l’État.
Quid des élus parlementaire de son parti qui l’ont désavoué ?
Lionel IPAKALA Y.
