RDC : Modeste Bahati Lukwebo porte plainte pour diffamation contre le DG de Bralima

Le 2ᵉ Vice-Président du Sénat congolais, Modeste Bahati Lukwebo, a engagé une action en justice contre le Directeur Général de la brasserie Bralima, l’accusant de diffamation. L’information a été rendue publique Mercredi 4 Mars lors d’une conférence de presse, rapporte l’ACP.

Selon une déposition d’avocat lue devant la presse, M. Bahati reproche à Etienne Saada, Managing Director de Bralima en RDC, d’avoir adressé un courriel au Directeur de cabinet du Chef de l’État. Dans ce message, il aurait évoqué une prétendue implication du sénateur dans une société dénommée « Bralima Sud-Kivu », dont l’existence juridique et la dénomination exacte demeurent, selon la défense, « floues et non établies ».

Toujours d’après le document consulté par l’ACP, ces allégations porteraient atteinte à l’honneur et à la réputation de l’élu, en lui imputant notamment des faits susceptibles de constituer des infractions telles que le faux en écriture, l’usage de faux, la dénonciation calomnieuse et la diffamation, prévues et sanctionnées par le Code pénal congolais (Livre II).

« Une cabale politique », dénonce Bahati

Face aux journalistes, le président statutaire de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) s’est dit victime d’une campagne de déstabilisation. Il s’est indigné des accusations portées contre lui, affirmant qu’elles sont infondées et malveillantes :

« Comment peut-on imaginer que moi, victime des affres de l’agression dans l’Est du pays, où j’ai perdu des proches et vu mon patrimoine occupé de force, puisse m’associer à mes bourreaux ? », a-t-il déclaré, évoquant notamment l’occupation de ses biens par la rébellion AFC-M23, qu’il accuse d’être soutenue par le Rwanda.

Il a par ailleurs rejeté toute idée de rupture avec le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, réaffirmant sa « loyauté » et son « engagement politique et stratégique » aux côtés du président de la République.

Appel à la transparence

Pour dissiper toute ambiguïté, Modeste Bahati a invité toute personne souhaitant des éclaircissements sur le dossier « Bralima Bukavu » à se rapprocher du ministre des Finances ou de celui en charge de la Coopération régionale.
Pour rappel, le groupe Heineken, propriétaire de Bralima, aurait cédé la succursale de Bukavu à une autre société dans laquelle le nom de Modeste Bahati aurait été mentionné comme actionnaire.

L’intéressé affirme n’avoir jamais sollicité ni détenu de parts sociales dans cette entité et estime que l’usage de son nom aurait été fait « à dessein pour nuire à ses intérêts ».
L’affaire est désormais entre les mains de la justice.

Lionel IPAKALA Y.

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