Une tribune d’expression populaire consacrée au thème de « l’institution de la prédissertation pour les élèves finalistes de la ville de Mbandaka : importance, défis et perspectives d’avenir » s’est tenue Mercredi 27 Mai au Centre Isidore Bakanja, à Mbandaka.
Cette rencontre a été organisée par la Commission Diocésaine Justice et Paix de l’Archidiocèse de Mbandaka-Bikoro, avec l’appui technique et financier de la Fondation Saidel.
L’objectif de cette activité était d’évaluer l’impact ainsi que les résultats liés à l’organisation des examens de prédissertation imposés aux élèves finalistes du secondaire dans la province éducationnelle Équateur 1.

Deux intervenants ont animé les échanges. Le Directeur de la Province éducationnelle Équateur 1, Noël Nlandu Kabuiku, a retracé l’historique de cette pratique héritée d’une initiative lancée par une équipe d’inspecteurs des cours de français. De son côté, Jean Gouber Mongi, représentant de la Société Civile, a dénoncé plusieurs abus entourant ces épreuves, notamment des perceptions financières jugées excessives auprès des parents d’élèves, sans impact significatif sur la qualité de l’enseignement.
Au terme des débats, souvent houleux entre intervenants et participants, un constat s’est dégagé : la prédissertation ne figure pas dans le calendrier scolaire officiel et ne repose sur aucune base juridique.
Face à cette situation, plus d’une centaine de participants, parmi lesquels des Chefs d’Etablissements scolaires, inspecteurs, conseillers d’enseignement, enseignants de français et représentants des parents d’élèves, ont plaidé pour la suppression pure et simple de ces examens sur toute l’étendue de la province éducationnelle Équateur 1.

Réagissant à cette demande, Noël Nlandu Kabuiku a annoncé séance tenante que l’année scolaire en cours sera la dernière à connaître l’organisation de ces épreuves locales. Il a révélé que l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a officiellement interdit la tenue de la prédissertation, une pratique instaurée dans la province depuis l’année scolaire 2017-2018.

Les participants ont également recommandé aux établissements scolaires de renforcer l’enseignement du français, particulièrement le volet rédactionnel, tout en appelant à la redynamisation du Service national de formation (SENAFOR).
Peter Gbiako Ngbala
Correspondant/ Mbandaka
