La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a officiellement annoncé le lancement d’une vaste campagne nationale visant à dénoncer les dérives persistantes dans le secteur de l’électricité en République Démocratique du Congo. À travers un communiqué publié le Mardi 5 Mai, l’organisation alerte sur une situation jugée « préoccupante » et appelle à une mobilisation citoyenne d’envergure.
Un secteur miné par des abus récurrents
Selon la NSCC, la population congolaise continue de faire face à plusieurs dysfonctionnements majeurs, notamment :
un service électrique jugé instable et défaillant ;
- une facturation abusive, souvent sans rapport avec la qualité réelle de la desserte ;
- une opacité persistante dans la collecte et la gestion des fonds destinés à l’éclairage public.
L’organisation pointe particulièrement du doigt la Société Nationale d’Electricité (SNEL) ainsi que l’Hôtel de Ville de Kinshasa, accusés d’un manque de transparence dans la gestion de ces ressources.
Des actions citoyennes et institutionnelles annoncées
Face à cette situation, la NSCC décline une série d’actions structurées autour de trois axes principaux :
- Mobilisation citoyenne immédiate
Une pétition nationale sera lancée pour exiger la suppression des taxes liées à l’éclairage public dans les zones non desservies. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation seront organisées dans les quartiers afin d’informer les citoyens sur leurs droits.
- Plaidoyer et redevabilité
La NSCC prévoit de saisir les institutions nationales et provinciales. Elle appelle notamment à :
- l’ouverture d’enquêtes parlementaires sur la gestion des fonds d’éclairage public ;
- un audit indépendant couvrant toute la chaîne, de la collecte des fonds à leur utilisation ;
- une interpellation des autorités compétentes pour plus de transparence.
- Actions concrètes sur le terrain
L’organisation encourage les citoyens à documenter les abus (factures, coupures, témoignages) et annonce l’organisation de manifestations pacifiques, telles que des sit-in et des marches. Une assistance juridique sera également mise à disposition des victimes, tandis qu’un baromètre citoyen de l’électricité sera publié régulièrement pour évaluer la qualité du service.
Un appel fort à la mobilisation nationale
Dans son message à la population, la NSCC insiste : « On ne paie pas pour un service inexistant. On ne finance pas l’opacité. »
Elle invite les Congolais à défendre leurs droits, à exiger la transparence et à imposer la redevabilité dans la gestion du secteur énergétique.
Tout en se disant ouverte au dialogue avec les autorités, l’organisation prévient que des actions d’envergure seront intensifiées en l’absence de réponses « concrètes et urgentes ».
Lionel IPAKALA Y.
