Une conférence axée sur la pêche durable s’est tenue le Mardi 12 Mai à l’ISDR/Mbandaka, dans la province de l’Équateur. Cette activité scientifique et citoyenne a réuni étudiants, pêcheurs artisanaux, coopératives de pêche ainsi que plusieurs responsables des services de la pêche et de l’environnement autour de la problématique de la conservation des ressources halieutiques.
Animée par le chercheur Mathieu Sekalo, Chef des Travaux à l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) de Mbandaka, la rencontre visait à sensibiliser les acteurs du secteur sur le respect des réglementations encadrant l’exploitation des ressources halieutiques, notamment les poissons.
Dans son intervention, le conférencier a exhorté le Gouvernement Provincial, à travers le ministère de la Pêche, à mettre en place un calendrier officiel des activités de pêche afin de permettre la reproduction et la croissance normale des espèces aquatiques.
Selon lui, la pêche pratiquée sans interruption tout au long de l’année menace sérieusement l’équilibre des écosystèmes aquatiques.
Mathieu Sekalo a également dénoncé l’usage des pratiques de pêche illicites, notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides et de produits toxiques dans les rivières, cours d’eau et le fleuve Congo.
Des méthodes qu’il considère comme destructrices pour les petits et grands poissons.
Le chercheur a par ailleurs alerté sur la rareté croissante des poissons observée ces derniers temps sur les marchés de Mbandaka et de ses environs, ainsi que sur la disparition progressive de certaines espèces, conséquence directe de la surexploitation des ressources halieutiques.
Au cours des échanges, les participants ont également abordé les dimensions économiques, culturelles et sanitaires liées à la consommation du poisson, considéré comme un aliment de base pour les populations locales.
À l’issue de la conférence, les participants ont recommandé aux autorités provinciales de renforcer la réglementation du secteur de la pêche dans la province de l’Équateur afin de garantir une exploitation durable des ressources aquatiques.
Peter GbiaKo Ngbala
Correspondant/ Mbandaka
