Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a salué la décision des États-Unis de sanctionner l’ancien président Joseph Kabila, désormais inscrit sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Une mesure que Kinshasa considère comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité et les réseaux de déstabilisation.
Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises soulignent que ces sanctions impliquent notamment le gel des avoirs sous juridiction américaine ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des entités américaines. Elles estiment que cette décision renforce les efforts internationaux visant à responsabiliser les acteurs liés à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Washington évoque en effet des liens présumés entre Joseph Kabila, le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’Alliance Fleuve Congo, dans le cadre du programme DRCONGO. Pour Kinshasa, ces accusations justifient la nécessité d’intensifier les actions coordonnées contre les soutiens aux groupes armés.
Le Gouvernement congolais estime également que ces sanctions pourraient réduire les capacités financières et logistiques des personnes concernées, contribuant ainsi à affaiblir les mécanismes alimentant l’insécurité dans l’Est.
Par ailleurs, Kinshasa rappelle que la justice nationale a déjà condamné l’ancien chef de l’État. En Octobre 2025, Joseph Kabila a été jugé par contumace par la Haute Cour Militaire pour des faits graves, dont trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Sur le plan humanitaire, les autorités dénoncent la poursuite des violences dans l’Est du pays, marquées par des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et de nombreuses violations des droits humains.
Le Gouvernement exprime enfin sa reconnaissance à l’administration américaine pour cette décision, qu’il inscrit dans la dynamique des Accords de Washington.
Il appelle à des mesures similaires contre tous les acteurs impliqués dans l’instabilité de la région des Grands Lacs.
Kinshasa réaffirme que tout processus de paix crédible doit reposer sur la vérité, la justice et la fin de l’impunité, condition essentielle pour un retour durable à la stabilité, notamment à travers le retrait des forces étrangères et l’arrêt du soutien aux groupes armés.
Lionel IPAKALA Y.
