1er Mai : Suminwa fait du travail décent un levier de dignité

« Un travail décent qui réhabilite le Congolais dans la plénitude de sa dignité » : c’est le credo porté par le Gouvernement Suminwa à l’occasion de la Journée internationale du Travail, célébrée ce jeudi. Chômée et payée en RDC, la date est mise à profit pour évaluer les avancées et les défis d’un secteur érigé en pilier du Programme d’actions 2024-2028.

Pour la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, l’Homme est « à la fois la ressource principale, le moteur du développement et le destinataire du fruit du progrès économique ». Traduction concrète : l’emploi et le pouvoir d’achat figurent parmi les axes majeurs de l’action gouvernementale, en ligne avec les engagements du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Créer, former, insérer

Longtemps plombé par des statistiques peu fiables et une formation déconnectée du marché, le secteur connaît « une révolution », selon la Primature. Le Gouvernement agit sur quatre leviers : mieux former les jeunes en intégrant l’entrepreneuriat dès l’école et en massifiant la formation professionnelle certifiante ; aligner compétences et opportunités ; accompagner l’entrepreneuriat par un écosystème de financement et un climat des affaires assaini ; promouvoir les métiers verts.

Résultat : 1,8 million d’emplois créés entre 2022 et 2024, selon l’enquête du ministère de l’Emploi publiée en décembre. Un nouveau rapport est attendu pour confirmer la tendance. Entre-temps, le visa préalable de l’ONEM est désormais obligatoire pour toute offre d’emploi, afin d’assurer la traçabilité des recrutements et lutter contre la fraude.

SMIG et pouvoir d’achat

En application de l’article 36 de la Constitution, Judith Suminwa a signé le Décret N°25/22 du 30 mai 2025 portant fixation du SMIG. Le taux journalier, jadis à 7 075 FC, est passé à 14 500 FC depuis mai 2025 et atteindra 21 500 FC en janvier 2026. Objectif : renforcer le pouvoir d’achat et la productivité. Le secteur privé plaide pour une mise en œuvre progressive, un dossier suivi par le Comité national du Travail. Le raffermissement du franc congolais a par ailleurs amélioré les salaires payés en monnaie nationale.

Protéger l’emploi national

Le Gouvernement intensifie le contrôle des inspecteurs du travail pour faire respecter la loi et limiter le recours abusif à la main-d’œuvre étrangère. L’Arrêté départemental n°86/001 du 31 mars 1986 interdit l’occupation par des étrangers d’emplois réservés aux nationaux, sous peine de sanctions.

Retraites : rajeunir l’administration

La loi du 15 juillet 2022 a réformé la sécurité sociale des agents publics. Avec la CNSSAP, plus de 11 000 fonctionnaires ont été mis à la retraite depuis 2022, avec paiement rapide des allocations de fin de carrière. Objectif : 300 000 départs d’ici 2030, dont 30 000 dès 2026, pour maîtriser la masse salariale et libérer des postes pour les jeunes.

« À travers un travail décent, rémunéré et qui garantit l’avenir, c’est toute la dignité de l’homme congolais qui est réhabilitée », souligne la Primature, rappelant que le travail est aussi un devoir constitutionnel au service de la prospérité nationale.

O.Luamuele

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