Depuis Février 2026, les prix des produits vivriers connaissent une hausse marquée sur les différents marchés de Kisangani, compliquant l’accès à l’alimentation pour de nombreux ménages.
Dans cette ville fortement dépendante des approvisionnements en provenance des territoires voisins, notamment Isangi, Opala, Basoko et Yahuma, les denrées de base telles que le riz, le manioc, l’huile de palme, les arachides, les chikwangues, le niébé (vigna) ou encore les chenilles se font de plus en plus coûteuses.
Sur les marchés locaux, les prix varient selon les vendeuses, mais la tendance générale reste à la hausse.
Le gobelet de riz, autrefois vendu entre 900 et 1 000 francs congolais, se négocie désormais entre 1 500 et 1 800 FC. Le foufou de maïs, qui coûtait 350 à 400 FC, s’achète actuellement entre 700 et 800 FC, tandis que le foufou de manioc se vend autour de 350 FC.
De son côté, la bouteille d’huile de palme oscille entre 1 500 et 2 000 FC selon la qualité, et une botte de pondu se négocie entre 1 000 et 2 000 FC.
Au marché du Beach « Jaloux Jaloux », principal point d’entrée des produits en provenance de l’arrière-pays via baleinières et pirogues, les vendeuses évoquent plusieurs causes à cette flambée.
Parmi elles, la rareté des produits liée à la montée des eaux du fleuve Congo, qui perturbe le transport fluvial en cette saison des pluies, notamment sur l’axe Kisangani–Basoko.
D’autres facteurs sont également avancés, dont le bouleversement du calendrier agricole.
Le mois d’Avril correspond en effet à la période des semis du riz paddy, ce qui réduit temporairement l’offre sur les marchés.
À noter toutefois que le prix des haricots reste relativement stable, avec un gobelet vendu entre 1 400 et 2 000 FC selon la qualité.
Face à cette situation, de nombreuses familles peinent à subvenir à leurs besoins alimentaires, illustrant l’impact direct de cette inflation sur le pouvoir d’achat et le panier de la ménagère.
Gabriel Makabu
Correspondant/ Kisangani
