Kinshasa : 80 % des travaux anti-inondations sur la rivière Kalamu réalisés

Les travaux de construction des murs de soutènement le long de la rivière Kalamu à Kinshasa, ont atteint un taux d’exécution de 80 %, selon des informations rapportées Mercredi 23 Avril par Agence Congolaise de Presse (ACP).

Ce projet s’inscrit dans la lutte contre les inondations récurrentes dans le regroupement communal de Funa.
D’après l’ACP, ces travaux sont réalisés dans le cadre du Projet de Développement Multisectoriel et de Résilience Urbaine de Kinshasa (PDMRUK), dont l’objectif est de protéger les populations ainsi que les infrastructures stratégiques contre les crues fréquentes.

Citant les responsables du projet, l’ACP indique que les opérations ont débuté par la démolition des habitations construites le long des berges, avant le lancement de la construction des murs de soutènement:

« À ce jour, le niveau d’exécution est estimé à 80 %, et il ne reste que des travaux de finition », a confié à l’ACP l’ingénieure Mbombo Sharon, assistante en sauvegarde environnementale et sociale.

Selon les précisions de l’ACP, les ouvrages s’étendent sur une longueur de 2 350 mètres, allant du pont Bokassa jusqu’au pont Rail, vers le quartier Pakadjuma. L’un des principaux enjeux de ce chantier, souligne l’ACP, est la sécurisation du poste électrique de Funa, régulièrement touché par les inondations en période de fortes pluies :

« À chaque pluie, ce poste était submergé. Sa protection permettra également de préserver les habitations environnantes », a expliqué Mme Mbombo dans des propos relayés par l’ACP.

Fin des travaux attendue en Juillet

Toujours selon l’ACP, la fin des travaux est prévue pour le mois de Juillet, conformément au calendrier du projet. L’agence rapporte que, malgré quelques zones encore inachevées, le chantier est dans sa phase terminale, avec l’intervention de deux entreprises, dont l’une poursuivra les travaux restants.
Des difficultés initiales avec les riverains
L’ACP fait également état de certaines difficultés rencontrées au début du projet, notamment en ce qui concerne le respect des normes de sécurité par les populations locales.

Les consignes liées à l’interdiction de circuler le long des berges ou de jeter des déchets dans les canalisations ont parfois été mal comprises :

« Nous avons eu des difficultés à faire accepter certaines règles, mais progressivement, les habitants s’y sont adaptés », a déclaré Mme Mbombo, citée par l’ACP.

Un impact salué, mais des attentes persistent

Sur le terrain, l’ACP rapporte que plusieurs riverains saluent déjà les effets positifs du projet, notamment dans le cadre du programme Kin-Elenda. Albert Basambi, chef du quartier Immo-Congo, évoque une nette amélioration :

« Avant, la rivière débordait régulièrement et causait d’importants dégâts. Aujourd’hui, la situation est plus stable », a-t-il confié à l’ACP.

Toutefois, toujours selon l’ACP, ce dernier appelle les autorités à respecter les engagements pris, en particulier en ce qui concerne l’indemnisation des personnes déplacées lors de l’exécution des travaux.
Enfin, l’ACP rappelle qu’avant le lancement du PDMRUK, le projet EASY avait déjà été mis en œuvre pour renforcer la protection des réseaux électriques le long de la Route nationale numéro 1, de l’Université de Kinshasa jusqu’à la Cité verte.

La question des inondations reste un défi majeur pour Kinshasa, où les initiatives d’aménagement urbain et de résilience apparaissent cruciales pour prévenir les catastrophes récurrentes.

Jennifer Mazemba

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