Le derby de Lubumbashi entre TP Mazembe et FC Saint-Éloi Lupopo continue d’alimenter la controverse au lendemain de son interruption brutale, Dimanche 8 Mars, au stade TP Mazembe. La rencontre, comptant pour la 17ᵉ journée du groupe A de la Linafoot Ligue 1, a été arrêtée à la mi-temps alors que les deux équipes étaient à égalité (0-0).
Depuis, les deux clubs historiques du football congolais s’accusent mutuellement d’être à l’origine des incidents qui ont provoqué l’arrêt du match et plongé le stade dans une situation de forte tension.
Mazembe dénonce des actes de vandalisme
Dans un communiqué publié lundi, le TP Mazembe fait état d’importants dégâts matériels causés lors des incidents. Le club évoque notamment des actes de vandalisme ayant entraîné la destruction de plusieurs installations dans l’enceinte du stade.
Selon la direction des Corbeaux, plus de 500 sièges auraient été arrachés, tandis que des véhicules stationnés dans le périmètre du stade auraient été caillassés. La signalétique, certaines grilles de séparation ainsi que des éléments symboliques du club auraient également été endommagés.
Les ” Badia ngwenya ” affirment en outre que des supporters adverses auraient envahi la pelouse et adopté des comportements jugés provocateurs, contribuant à la détérioration de la situation.
Les cheminots lushois évoquent un climat d’insécurité
De son côté, le FC Saint-Éloi Lupopo rejette ces accusations et dénonce plutôt un climat d’insécurité qui aurait mis en danger ses joueurs, son staff technique et ses supporters.
Dans son propre communiqué, le club lushois affirme que sa délégation aurait rencontré des difficultés pour regagner les vestiaires à la pause.
Selon Lupopo, la situation se serait ensuite aggravée avec l’envahissement de l’aire de jeu et des jets de projectiles en direction de la zone technique de l’équipe.
Le club évoque également une intervention tardive des forces de l’ordre, marquée par l’utilisation de gaz lacrymogènes qui auraient accentué la confusion dans le stade.

La Linafoot attend les rapports officiels
Face à ces versions contradictoires, la Ligue Nationale de football (Linafoot) a annoncé la suspension de la décision concernant cette rencontre, en attendant l’analyse des rapports des officiels du match.
L’instance organisatrice du championnat devra déterminer les responsabilités et décider d’éventuelles sanctions sportives ou disciplinaires.
Au-delà de la rivalité historique entre les deux clubs, cet incident relance une fois de plus la question de la sécurité dans les stades en République Démocratique du Congo, un enjeu majeur pour la crédibilité et l’image du championnat national.
Josué Lwamba, Correspondant / Haut-Katanga
