La localité de Lwanga, dans le quartier Ndolo, commune de Barumbu, vit de nouveau au rythme des coupures d’électricité et de l’insécurité. Dans la nuit de Lundi 2 au Mardi 3 Février, vers 3 heures du matin, deux tronçons de câbles du réseau de la Société Nationale d’ELectricité SNEL ont été arrachés à proximité immédiate de la cabine Saint-Charles Lwanga, privant plusieurs ménages de courant.
Selon des riverains, ce nouvel acte de vandalisme n’est que la conséquence directe de pannes récurrentes et d’un réseau jugé mal configuré :
« La cabine alimente des départs uniques très longs, de gauche à droite, ce qui provoque régulièrement des pannes », explique un habitant, soulignant que le courant est souvent disponible au niveau de la cabine mais n’atteint pas les maisons.

Après une légère amélioration observée pendant une semaine à la suite d’une précédente dénonciation médiatique, sur unefm.cd , la situation s’est rapidement dégradée. L’obscurité quasi permanente a favorisé le retour des voleurs, qui opèrent désormais sans crainte.
Les habitants rappellent qu’à l’époque où un commandant du Sous-Commissariat du CIAT organisait des patrouilles nocturnes, les cas de vol étaient rares :
« Aujourd’hui, il n’y a plus de rondes, et l’insécurité a explosé », déplorent-ils.
Outre la peur, la coupure prolongée d’électricité affecte durement le quotidien : appareils inutilisables, activités domestiques perturbées, et pourtant des factures continuent d’être émises.
« On nous demande de payer pour un service que nous ne recevons pas. C’est incompréhensible », s’indigne un résident.
Face à cette situation, certains habitants évoquent un possible sabotage ou, à tout le moins, une grave incompétence dans la gestion de la SNEL. Ils contestent notamment l’argument selon lequel les travaux routiers seraient à l’origine des coupures, affirmant que le courant est bien présent à la cabine mais ne parvient pas jusqu’aux parcelles.

Les habitants de Lwanga appellent à une intervention urgente des responsables de la SNEL et des services de sécurité. Ils interpellent également les autorités nationales, notamment le chef de l’État, afin qu’une surveillance accrue et un assainissement des entreprises publiques et para-étatiques mettent fin à ce qu’ils considèrent comme un abandon de la population.
Lionel IPAKALA
