La tension est vive depuis Dimanche 15 Mars dans la ville de Likasi, au Haut-Katanga, où un litige oppose un exploitant agricole à des agents d’une entreprise minière. À l’origine de la controverse : le passage d’un engin lourd de la société Kai Peng Mining (KPM), venu ouvrir une voie au cœur d’une exploitation privée, causant d’importants dégâts.
D’après le propriétaire de la ferme, des expatriés chinois de l’entreprise, accompagnés de travailleurs congolais, seraient intervenus sans autorisation préalable ni documents officiels. Il dénonce une action brutale ayant entraîné la destruction de larges superficies de cultures, notamment des champs de maïs arrivés à maturité.
Les faits se sont déroulés dans la commune de Panda, à proximité de la route menant vers Kambove.
Sur place, l’indignation gagne du terrain. Plusieurs acteurs locaux dénoncent une atteinte grave au droit de propriété et un abus de pouvoir.
Parmi eux, Shabanza condamne fermement une opération qu’il qualifie d’illégale et irrespectueuse des communautés riveraines.
Cet incident relance une problématique récurrente dans la région : la cohabitation difficile entre activités minières et agricoles. Dans un contexte où les terres cultivables sont de plus en plus convoitées, la question de leur protection reste cruciale.
À ce stade, ni l’entreprise Kai Peng Mining ni les autorités locales n’ont réagi officiellement. De leur côté, les agriculteurs touchés s’interrogent sur les recours possibles face à une situation qui ravive les tensions foncières dans cette zone à forte exploitation minière.
Josué Lwambwa
Correspondant/ Haut-Katanga
