Une série d’attaques nocturnes a plongé le quartier Kalinda, dans la commune de Ntondo à Beni (Nord-Kivu), dans la peur. Dans la nuit du Lundi 16 au mardi 17 Février 2026, des hommes armés de fusils et d’armes blanches ont pris pour cible quatre ménages, opérant presque simultanément dans différents foyers.
Selon des témoignages recueillis sur place, les assaillants ont fait irruption peu après minuit.
Chez Kakule Kagheni Jidison, les bandits ont recouru au mode opératoire dit « Kasuku ». Son épouse a été violemment passée à tabac, tandis qu’un couteau a été abandonné sur les lieux, sans qu’aucun bien ne soit emporté.

Dans la résidence de Kasereka Kalalolwako Muhisa, agent du gouvernorat, les malfaiteurs ont réussi à s’emparer de plusieurs biens de valeur avant de prendre la fuite.
Un troisième foyer, celui de Kasereka Moïse, fils du chef de cellule, a également été visité.

Les assaillants y ont emporté une somme de 40 000 francs congolais et projetaient de poursuivre leur raid vers la maison du chef d’avenue.
La dernière tentative s’est déroulée chez Kasereka Kaputu Geromain, où les bandits ont menacé les occupants avec des armes à feu et des armes blanches pour s’emparer de leurs biens.
Leur opération a toutefois été interrompue par l’intervention rapide des voisins alertés par le tumulte.
Ces incursions successives ont semé la psychose dans le quartier et ravivé les craintes des habitants face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Réagissant à ces événements, Joseph Sabuni, cadre de la société civile locale, a appelé les services de sécurité à plus de responsabilité et d’efficacité ;

« Nous demandons aux services de sécurité d’être à l’écoute de la population. Ils ont prêté serment de protéger les personnes et leurs biens. Quand on commence à ravir, blesser ou même tuer, cela remet en cause l’efficacité du système. Il faut des réformes et un recyclage des agents. La population, de son côté, doit rester vigilante et solidaire, car ce sont les alertes des habitants qui ont permis de faire échouer l’opération des bandits », a-t-il déclaré.
Les autorités locales sont désormais attendues pour renforcer les dispositifs de sécurité et engager rapidement des enquêtes afin d’identifier et de neutraliser les auteurs de ces actes criminels.
Fiston Muhindo Correspondant/Goma
