À l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes, le ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a lancé une journée de réflexion consacrée aux défis de la couverture santé en République Démocratique du Congo, avec un accent particulier sur les femmes.
Représentant le ministre, Prudence Tshilombo Ngoya a procédé à l’ouverture officielle des travaux. Dans son intervention, elle a insisté sur la nécessité de dépasser le caractère symbolique de cette célébration pour en faire un véritable moteur de changement.

Placée sous le thème « Droits garantis par l’autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles », cette rencontre se veut un appel à une mobilisation collective face aux inégalités persistantes.
Les chiffres présentés dressent un tableau préoccupant : à peine 5,6 % de la population bénéficie d’une protection sociale, tandis que plus de 24,3 millions d’emplois relèvent du secteur informel, largement dominé par les femmes.
À cela s’ajoute une pauvreté généralisée, avec près de 95,3 % de la population vivant avec moins de trois dollars par jour, une situation particulièrement critique en milieu rural et dans les zones affectées par les crises humanitaires.
Par ailleurs, les violences basées sur le genre, ainsi que les cas d’exploitation et d’abus sexuels, continuent de peser lourdement sur les droits fondamentaux des femmes, constituant une urgence majeure de santé publique.
Face à ces défis, le Gouvernement réaffirme son engagement à travers une politique de tolérance zéro contre les abus, le renforcement des mécanismes de protection des femmes et des filles, ainsi que l’intégration de la dimension genre dans les politiques de santé et de protection sociale.
Des actions concrètes sont déjà en cours, notamment la prise en charge médicale et psychosociale des survivantes, le renforcement des cadres institutionnels et la collaboration intersectorielle, avec l’appui de partenaires tels que l’UNICEF.

Prudence Tshilombo Ngoya a également souligné l’urgence d’intensifier et de structurer les interventions pour garantir des résultats durables. Elle a plaidé pour des approches intégrées, centrées sur les besoins réels des femmes :
« Nous devons passer du diagnostic à l’action, accélérer les solutions et placer les femmes au cœur des politiques publiques », a-t-elle déclaré.
Cette journée de réflexion vise ainsi à identifier les principaux obstacles et à formuler des recommandations concrètes, mesurables et applicables, susceptibles de produire un impact réel sur le terrain.
Clôturant son intervention au nom du ministre de la Santé publique, la représentante a appelé les participants à faire preuve d’engagement et de responsabilité pour relever ces défis majeurs.
D’Orah Kabadi
