Grève des médecins en RDC : le Gouvernement intègre la paie complémentaire au salaire, mais le mouvement reste maintenu

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a franchi une étape dans la mise en œuvre des revendications des médecins en intégrant au salaire ordinaire une rémunération complémentaire jusque-là versée au titre des avantages sociaux. Malgré cette avancée, la grève générale déclenchée le 7 juillet se poursuit, d’autres revendications restant en suspens.

Depuis le 7 juillet dernier, les hôpitaux publics de la République Démocratique du Congo fonctionnent au ralenti en raison de la grève générale des médecins, organisée sous le mot d’ordre « Hôpitaux sans médecins ». Si le Gouvernement vient de poser un geste attendu par les professionnels de santé, celui-ci ne suffit pas encore à mettre fin au mouvement.

Selon une source proche du Syndicat national des médecins (SYNAMED), le Gouvernement congolais a procédé, ce vendredi 31 juillet, à l’intégration dans le salaire ordinaire d’une rémunération complémentaire qui était jusque-là versée séparément au titre des avantages sociaux.
Cette mesure figurait parmi les principales revendications consignées dans le cahier des charges des médecins.

Le corps médical réclamait depuis plusieurs mois que cette rémunération soit considérée comme une composante permanente du salaire et non comme un simple avantage social.
Toutefois, cette avancée ne marque pas la fin du bras de fer entre les médecins et les autorités.

Plusieurs autres revendications demeurent en attente de satisfaction, notamment l’alignement des médecins sur la prime de risques professionnels, une exigence que le SYNAMED considère comme essentielle pour améliorer les conditions de travail et de rémunération du personnel médical.
En conséquence, la grève générale reste maintenue sur l’ensemble du territoire national.

img 20260801 wa0026

D’après la même source, toute décision de suspendre ou de lever le mouvement devra d’abord être examinée lors des assemblées provinciales, avant d’être entérinée par le Bureau exécutif national du SYNAMED.
En attendant, les patients continuent de subir les conséquences de cette paralysie des services de santé, tandis que les discussions entre le Gouvernement et les représentants des médecins devraient se poursuivre afin de parvenir à un règlement définitif du conflit social.

Lionel IPAKALA Y.

Plus de lectures incontournables

Les plus récents