UA – Église catholique d’Afrique : un partenariat stratégique relancé à Addis-Abeba

L’Union Africaine (UA) et l’Église catholique d’Afrique ont renouvelé, samedi 15 Février, dans la capitale éthiopienne, leur partenariat stratégique à travers la signature d’un nouveau protocole d’accord, dix ans après la première entente conclue en 2015.
L’accord a été paraphé par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), et les responsables du comité directeur de l’Union africaine.

Selon Fridolin le cardinal Ambongo, ce nouveau cadre vise à « renforcer la coopération entre l’Église catholique d’Afrique et l’UA sur des enjeux majeurs tels que la gouvernance, le développement humain intégral et l’accompagnement des populations africaines », rapporte l’ACP.

Un partenariat élargi aux enjeux politiques et sociaux

Le protocole signé prévoit une collaboration accrue dans plusieurs domaines sensibles pour le continent. Il s’agit notamment de la prévention et de la médiation des conflits, de l’observation électorale, de l’éducation civique, de la promotion de la réconciliation et de la cohésion sociale, du dialogue interreligieux, de la défense des droits humains et de la bonne gouvernance :

« Ces axes font de l’Église catholique un véritable partenaire social, dont l’action repose sur des valeurs morales au service du bien commun », a souligné le prélat congolais, cité par l’ACP.

Mettre fin aux malentendus entre l’Église et les États

Le cardinal Ambongo a également relevé que, dans certains pays africains, l’absence d’un cadre officiel de coopération peut parfois faire naître l’idée d’une concurrence entre l’Église et les autorités publiques :

« Nous voulons éviter ce genre de malentendus et faire reconnaître le travail de terrain de l’Église, afin qu’il soit mieux valorisé et soutenu par les États », a-t-il expliqué à l’ACP.

Il a toutefois tenu à préciser que ce protocole ne constitue pas un instrument juridique contraignant, mais plutôt « une déclaration de bonne intention » destinée à faciliter la collaboration et la confiance mutuelle entre les deux institutions.
Avec ce nouvel accord, l’Union africaine et l’Église catholique d’Afrique réaffirment ainsi leur volonté commune de faire front, ensemble, face aux défis politiques, sociaux et humanitaires auxquels le continent reste confronté.

Lionel IPAKALA

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