Lors de la séance plénière tenue le Mardi 5 Mai, le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a ouvert les travaux par une déclaration marquante sur les récentes sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila.
Au nom de la chambre haute du Parlement, il a salué la décision du Département du Trésor des États-Unis de geler les avoirs de l’ex-chef de l’État, accusé d’implication dans la résurgence du conflit armé dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Pour Sama Lukonde, ces sanctions ne constituent pas un acte isolé. Elles s’inscrivent, selon lui, dans une dynamique internationale plus large, en cohérence avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que les engagements issus des processus de paix, notamment ceux de Washington et de Doha, visant à favoriser un cessez-le-feu durable et la stabilisation de la région.
Dans la foulée, le Président du Sénat a félicité le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ce qu’il considère comme une avancée significative dans la défense de la souveraineté nationale et la dénonciation des ingérences extérieures. Il a rappelé que, depuis la reprise des hostilités dans l’Est, le président de la République n’a cessé d’alerter sur l’implication présumée de Joseph Kabila dans ce conflit, accusant ce dernier de soutenir une insurrection en lien avec des groupes armés opérant sous l’influence du Rwanda.
Une position largement soutenue par les sénateurs, qui ont manifesté leur adhésion par des applaudissements nourris en séance.
À noter qu’en Août 2024, lors d’une interview accordée en Allemagne, le Chef de l’état congolais, Félix-Antoine Tshisekedi avait pour la première fois publiquement accusé son prédécesseur d’être à l’origine de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement politico-militaire coordonné par Corneille Nangaa, et de jouer un rôle dans la déstabilisation sécuritaire du pays.
Cadhy Mboma
