Rwanda : tous les robinets financiers se referment

La RDF ne pourrait plus être sollicitée dans les missions onusiennes de maintien de la paix .
L’étau se resserre davantage sur le Rwanda à cause de son implication avérée dans l’instabilité et la violence qui règnent dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Après les Etats-Unis d’Amérique qui viennent de sanctionner l’Armée Rwandaise avec quatre de ses hauts commandants pour la situation qui prévaut dans la partie orientale de la RDC, à travers notamment leur soutien à l’AFC/M23, voici l’Union européenne qui entre en danse.

L’UE vient, à son tour, de lever l’option de réévaluer son soutien financier à la RDF (force de défense du Rwanda), l’armée rwandaise, tout en indiquant qu’il n’y aura aucune possibilité de prolongement des mesures de soutien à l’armée rwandaise, après expiration de l’échéance en cours qui prendra fin en mai 2026.

Ces mesures prises en 2022 pour une échéance de deux ans, et renouvelées en 2024, qui consistaient à offrir un soutien financier et matériel à l’armée rwandaise déployée au Mozambique pour combattre le risque d’installation d’un État islamique dans ce pays du Sud-Est de l’Afrique, ne seront plus prolongées.

L’UE qui déclare avoir pris note des sanctions américaines, annoncées dernièrement contre la RDF et ses quatre hauts placés, renseigne qu’elle est en train, à son tour, d’en analyser l’impact.

Conséquence de toutes ces sanctions à l’égard du Rwanda et ses dirigeants : l’armée rwandaise ne pourrait plus être sollicitée pour les interventions dans le cadre des missions onusiennes de maintien de la paix à travers le monde.

Le régime paye de son entêtement et défi envers la communauté internationale

Comme on peut le remarquer, le régime sanguinaire de Kigali qui a créé et maintenu l’instabilité dans l’Est de la RDC dans le but de piller les ressources minières congolaises, avec la complicité et l’appui des multinationales qui s’approvisionnent des minerais de sang, voie son aventure cynique tendre vers une fin tragique.

Pendant trois décennies, le dictateur rwandais Paul Kagame et son régime ont réussi à embarquer la communauté internationale qui exprimait la commisération à l’égard du peuple rwandais pour le génocide de 1994, pour se livrer à commettre à son tour de pires crimes. Pendant ce temps, Paul Kagame pouvait faire tout ce qu’il voulait. Il a eu à créer des pseudo rébellions quil armait et dirigeait, en mettant à leur tête des officiers rwandais étiquettés congolais. Ceux-ci pouvaient tuer, massacrer, piller…bref, faire tout ce qu’ils voulaient en exécution de l’ordre de Kigali, sans être nullement inquiétés !

Les autorités en place à Kinshasa qui étaient à l’époque également sous son contrôle, sinon complices, n’avaient rien à dire face à l’ordre du mentor ; si ce n’était que faire semblant de parler de rébellions sans toutefois dénoncer celui qui les instrumentalisait, pourtant bien connu ! Les autorités congolaises ne faisaient qu’obtempérer les directives venant de Kigali. Pour cela, Kinshasa était « obligée » de valider les soi-disant rébellions en acceptant de négocier avec elles. Et dans ces négociations, tout était imposé à Kinshasa qui concédait tout sans la moindre contrepartie ! C’est ainsi qu’on a parlé des opérations mixage et brassage des éléments issus des « rébellions » qui se voyaient, à l’issue desdites négociations, confier non seulement des commandements dans l’armée et services de sécurité mais également des postes clés de ceux-ci.

Les ténèbres ne pouvant régner éternellement, la communauté internationale a dû découvrir les mensonges et la manipulation du régime de Kigali. Le changement de pouvoir à Kinshasa, avec l’avènement de Félix Antoine Tshisekedi à la tête de la RDC a permis d’apporter des vérités, longtemps étouffées sciemment, à la même communauté internationale. Celle-ci a pris son temps pour vérifier, analyser la situation sur le terrain, puis elle est parvenue à tirer la conclusion de la situation de violence qui a trop perduré en République Démocratique du Congo. C’est pourquoi des sanctions commencent à tomber, après multiples condamnations demeurées qui produisaient aucun effet.

Cette fois-ci, même s’ils font semblant de le reconnaître publiquement, le Président Paul Kagame et son régime sont aux abois. Ils ont compris que leurs mensonges et manipulation ne passent plus. Tout le monde a découvert la vérité.

Cherchant à tout prix de renverser la situation, tous les montages que Kigali fait dans le but de se victimiser et charger Kinshasa, ne tiennent pas. Le dernier en date est le meurtre de la fonctionnaire onusienne Karine Buisset qui suscite un tollé de condamnations et indignation. La célérité avec laquelle les forces rwandaises et leurs supplétifs de l’AFC/M23 qui occupent Goma, se sont précipitaient pour communiquer la nouvelle de la mort, a produit l’effet inverse pour servir plutôt d’indice d’enquête jugé sérieux. Vivement l’enquête indépendante, avec l’implication de la Monusco, pour faire la lumière sur les circonstances ayant conduit à la mort de Karine Buisset et autres civils tués le 11 Mars 2026, aux premières heures de la matinée.

Tiré de le Phare

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