Renforcer le dialogue entre les institutions pour mieux promouvoir et protéger les droits humains. C’est l’objectif de la réunion que la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a eue mercredi avec la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) conduite par son président Paul Nsapu. La Première ministre s’est faite accompagner de quelques membres de son Gouvernement, en l’occurrence la ministre d’Etat en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaiba, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, la ministre du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato et la Vice-ministre des Finances, Grâce Yamba.

Au cours des échanges, il s’est dégagé la nécessité de consolider la collaboration entre le Gouvernement et la CNDH, l’une des institutions d’appui à la démocratie.
« Nous voulons que la collaboration se fasse dans le respect des compétences de chaque institution, parce que la CNDH est une institution d’appui à la démocratie et fonctionne sur base des Principes de Paris qui consacrent son indépendance », a dit Paul Nsapu.
Les Principes de Paris sont des normes minimales requises en matière de défense des droits de l’homme, adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993.
Pour rendre cette collaboration plus efficace, il a été recommandé de renforcer les points focaux au sein des différents ministères. Ces interlocuteurs serviront de relais avec la CNDH, afin de faciliter le travail de l’institution nationale de défense des droits de l’homme.

Quelques ministères sectoriels sont particulièrement visés, notamment la Justice, où la CNDH souhaite obtenir une instruction facilitant l’accès de ses équipes aux prisons, maisons d’arrêt, cachots et autres lieux de détention et la formation des acteurs judiciaires ; l’Intérieur où la collaboration pourrait porter sur le respect des délais de garde à vue, le respect des droits humains lors des opérations de maintien de l’ordre ainsi que les conditions de détention dans les locaux de la police ; la Fonction publique en développant une approche « Administration publique et droits humains » qui intègre les droits humains dans la formation, l’éthique et la gestion des ressources humaines de l’Etat.
La Première ministre a, à cet effet, instruit les responsables concernés de renforcer ce mécanisme de collaboration, sans interférence dans les compétences respectives des institutions.

« Chaque ministère va renforcer son point focal par lequel les informations, les demandes et les requêtes de la CNDH pourront passer, afin de permettre au Gouvernement de donner des réponses à temps », a martelé Paul Nsapu.
En dehors du cadre institutionnel, cette collaboration se veut également concrète sur le terrain. La CNDH intervient notamment dans la prévention des tensions et la recherche de compromis lorsqu’il s’agit de questions liées à l’exercice des libertés publiques.
À travers cette réunion, le Gouvernement Suminwa et la CNDH entendent ainsi maintenir un cadre de dialogue régulier, permettant de mieux prendre en compte les préoccupations de la population en matière de promotion et de protection des droits humains.
Une dynamique qui doit également s’appuyer sur la collaboration déjà engagée avec le ministère des Droits humains, pour faire du respect des droits et libertés un travail partagé entre les différentes institutions.
M.Luamuele
