Une zone d’incertitude entoure désormais la prise en charge des animaux du Jardin zoologique et botanique de Lubumbashi, l’un des principaux espaces dédiés à la conservation et à l’éducation environnementale dans le sud-est de la République Démocratique du Congo.
L’association Les Amis du Zoo de Lubumbashi (AZLU) a annoncé la cessation de son appui à l’alimentation et à l’encadrement des animaux, à la suite de l’expiration de son contrat avec l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
Dans une déclaration officielle signée par sa présidente, Lydia Verardo Forrest, l’organisation précise que son intervention a pris fin le 4 Mars 2026, marquant ainsi la clôture de plus de quinze années de collaboration entre les deux structures dans la gestion et l’appui au développement du site.

Durant cette période de partenariat, l’AZLU affirme avoir contribué à plusieurs actions destinées à améliorer les conditions de vie des animaux, notamment par la réhabilitation de certaines infrastructures et par la promotion d’activités de sensibilisation du public à la protection de la biodiversité.
Situé dans la ville de Lubumbashi, le jardin zoologique constitue un espace de découverte de la faune et un outil pédagogique régulièrement fréquenté par les écoles et les visiteurs.
Il joue également un rôle important dans l’éducation environnementale et la promotion de la conservation des espèces.
Cependant, la fin de ce partenariat suscite des inquiétudes quant à la continuité des services essentiels au fonctionnement du parc, notamment en ce qui concerne l’alimentation des animaux et leur suivi quotidien.
Dans son communiqué, l’association appelle les autorités compétentes ainsi que les partenaires concernés à prendre les dispositions nécessaires pour garantir la protection et le bien-être des espèces hébergées.
Pour l’heure, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), gestionnaire officiel du site, n’a pas encore communiqué sur les mesures envisagées pour assurer la relève.
Dans une ville où le zoo demeure à la fois un patrimoine scientifique, éducatif et touristique, la question de sa gestion apparaît désormais comme un enjeu majeur pour la préservation de la biodiversité locale.
Josué Lwamba
Correspondant / Haut-Katanga
