Le ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a effectué, vendredi 13 Février 2026, une mission de terrain dans la province du Northern Cape, en Afrique du Sud, dans le cadre de la promotion d’un modèle minier fondé sur la transformation locale et la création de valeur.
Cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges engagés en marge du forum international Mining Indaba 2026, où le ministre congolais avait eu des discussions avancées avec des investisseurs japonais du groupe AML Group sur les opportunités d’investissement dans le secteur du manganèse en RDC.
Sur place, la délégation congolaise a visité les installations de Kudumane Manganese Resources, une entreprise sud-africaine spécialisée dans l’extraction et la transformation du manganèse, ainsi que celles de Pertama Ferroalloys, son partenaire industriel.

Ces deux entités ont mis en place un modèle intégré reliant l’exploitation minière à la transformation industrielle, un schéma qui suscite un intérêt particulier pour la RDC.
Les responsables du projet ont présenté au ministre l’ampleur des investissements consentis, évalués à 164 millions de dollars américains pour Kudumane Manganese Resources et 413,3 millions USD pour Pertama Ferroalloys.

Des montants qui illustrent la solidité du projet et la confiance des investisseurs dans le potentiel du secteur minier sud-africain.
Au-delà des aspects purement économiques, Louis Watum Kabamba s’est également intéressé à l’impact social du projet, notamment les infrastructures communautaires, les services de santé et les programmes de développement local mis en place autour du site minier.

À travers cette mission, le gouvernement congolais entend tirer les enseignements de l’expérience sud-africaine afin d’accélérer la transformation industrielle de ses ressources minières. L’objectif affiché est de faire de la RDC une plateforme régionale de production et de transformation du manganèse, capable d’attirer des investissements structurants et de générer davantage d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie nationale.
Jennifer Mazemba
